Ascension du Mont Fuji

On est parti un lundi, lundi 8 août après midi exactement. Depuis le début de mon voyage je reporte cet ascension pour trouver la météo parfaite au sommet. Avec l’ami Fukuda, on réfléchie ensemble et on se pose la question. On essaye de faire correspondre nos agendas et la météo. On en parle le week-end le précédent et mardi a l’air pas mal pour la météo. Le problème est que la météo est toujours changeante au sommet et les prévisions sont vraiment sûr que 24h à l’avance. Et elle change. Ce mardi pas mal s’est transformé en lundi pas mal. Ensuite le temps a l’air de se gâter pour le reste de la semaine. Lundi matin, on en rediscute. On est libre tous les deux et il va faire beau. C’est parti ? Yesss !  On regarde le bus direct depuis Tokyo, complet! Aïe. Une autre solution, il reste le train jusqu’au pied du mont fuji, puis le bus local qui nous emmène à 2000m. Hop go !

Il existe beaucoup de solutions pour grimper le mont Fuji. Mon envie était de faire l’ascension de nuit et de faire le levé du soleil. Un très grand classique. Fukuda avait la même envie mais avait une préférence pour faire l’ascension de jour, dormir dans un refuge à 3000m et rejoindre au sommet un peu avant le levé du soleil. Une proposition alléchante aussi. Du coup, comme on s’est décidé à la dernière minute, ça sera ascension de nuit direct.

Départ donc lundi 8 août à 15h20 de Tokyo, de Nishi Nippori exactement. 3h de train avec des changements qui nous permet de passer au supermarché faire des provisions car le voyage va être long. Je prends 4 litres d’eau, 4 onigiri (des boulettes de riz) et des barres de céréales. J’ai bien mangé avant, je devrais tenir. Il est possible d’acheter de l’eau ou de se nourrir pendant l’ascension mais à des prix qui donnent envie de faire des provisions avant.

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Ensuite, c’est le bus pendant une bonne heure pour arriver à la 5ème station (il y en a 10) à 2300m. On arrive là bas vers 20h. Cette station est la dernière station accessible depuis la route. Il y a un endroit pour se reposer et on peut manger ou boire. Il fait 15°C environ. On est pas mal, ça change des 30°c étouffant de Tokyo l’après-midi. On se repose et on commence à s’habiller chaudement.

21h le départ à pied !

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Le mont Fuji est inscrit depuis 2013 au patrimoine mondial de l’UNESCO et depuis il y a un don de 1000 yens (environ 8€) qui est demandé à tous les randonneurs. il n’est pas obligatoire.

La première partie est facile. Ça monte pas mal mais rien de bien méchant. Il n’y a pas trop de monde. C’est cool. Il y a un petit vent qui vient faire chuter le thermomètre. Avec ma lampe que j’utilise pour les trails de nuit, je vois bien. J’aurais presque envie de courir. Fukuda a du mal à suivre mon rythme. Il n’a pas forcément l’habitude. Je l’attends à chaque fin de lacet.

Un moment, on se rend compte qu’on a pris un mauvais chemin à un moment entre la 6ème et 8ème station. On a pris un chemin de service utilisé pour les secours et fait pour qu’un véhicule à chenille puisse passer. C’est cool, il est tamisé mais il est interdit au piéton normalement.

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Il est 0h30 et on est à 3100m. Il y a quelques passages où il faut s’aider un peu des mains pour traverser des grosses pierres.

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Il fait 7°c, j’ai froid. J’ai beau avoir des couches sur moi, un polaire, des gants, un bonnet, un pantalon collant et des grosses chaussettes de ski, j’ai froid. J’ai du mal à rester en place. Dès que je suis immobile, je ne supporte pas le froid, je tremble. Je regrette les 30°c de Tokyo. Je n’ai pas de mal de tête dû à l’altitude, c’est déjà ça. Fukuda a du mal et prend des longues poses pour s’habituer à l’altitude. Il supporte moins bien.

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Il est 3h10 à la station 8.5 à 3450m, je crois que je vais mourir par le froid. C’est la dernière pause avant le sommet. Il commence à avoir beaucoup de monde et le chemin est pentu et il se réduit en largeur. Plus on s’approche du sommet et plus ça ralenti pour finir en file indienne. J’essaye de doubler par fois mais dès que je fais un effort trop important, je sens bien qu’il y a moins d’oxygène et que mon cœur s’emballe. Je prends mon mal en patience.

4h30, sommet ! Enfin ! La dernière partie était peu longue du fait de l’affluence. il ne reste plus qu’à attendre le soleil prévu pour 4h50. Je tremble de partout. Il doit faire pas loin de 0°c avec ce vent.

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Fukuda me rejoint juste avant le spectacle. Du fait de la couche nuageuse autour, j’ai l’impression qu’il se lève de plusieurs endroits à la fois.

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Très vite, le jour arrive. Il est là. Et le thermomètre remonte. \o/ Le soleil, mon sauveur.

Je peux admirer ce que je viens de monter et voir les retardataires qui arrivent.

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Après avoir admiré la vue et repris un peu de force, on s’attaque à faire le tour du volcan. Il est 6h du matin.

C’est grand en fait. Je ne m’attendais pas à aussi grand.

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Le centre du volcan

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Et la photo souvenir au point le plus haut à 3776 m. On ne sent même pas qu’on a fait nuit blanche.

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On passe également par le bureau de poste pour poster quelques cartes postales.

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Encore un peu de temps pour admirer la vue.

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Il est temps maintenant de penser à la descente…. On refait un petit tour. Le temps de payer 300 yens (2.5€) pour aller aux toilettes.
Il y a plusieurs chemins pour monter et descendre le Mont Fuji. Pour l’aller, on a pris le plus simple, le plus facile, le chemin Yoshida. C’est le plus emprunter. C’est pour ça que c’était l’embouteillage à la fin. Pour la descente, on se met d’accord pour essayer un autre chemin réputé le plus dur mais qui offre le meilleur panorama, le chemin Gotemba.

On se prépare, je me mets une bonne dose de crème solaire car ça commence à taper et c’est parti. Il est 9h du matin.

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La descente est dur. Je suis moins à l’aise que la monté. Il y a des gros cailloux partout qui oblige à faire toujours attention aux chevilles. C’est épuisant.

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Par contre, en effet la vue est sublime. On voit au loin un amas de centre de la dernière éruption, il y a plus de 300 ans.

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Vers 10h, on rejoint la 8ème station puis la 7ème station vers 10h30 à 3000m. C’est dur dur. Ma cheville gauche fait quelques torsions dans les pierres qui me font pas du bien. Même si on descend vite, ça me parait plus long que la monté. Je commence à être épuisé. Fukuda qui était à la traîne à la monté est en bien meilleur forme que moi et me tire.

Après les cailloux, on a le droit au sable de cailloux.

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C’est un paysage lunaire. On peut courir dans ce sable et avec le dénivelé on peut faire des sauts de 2m et vraiment avoir l’impression d’être sur la lune. Il faut juste penser à s’arrêter de temps pour vider les chaussures pleines de petits cailloux.

Et la dernière ligne droite. Le bâtiment blanc au bout c’est la 5ème station à 1900m d’altitude.

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On arrive là bas vers 11h00. Il nous faut ensuite attendre le bus et rentrer à la station de train Gotenba. Il est temps de trouver un bon restaurant et de manger quelque chose de consistant.

Ensuite, Fukuda propose une judicieuse idée de trouver un onsen pour prendre une douche et se reposer un peu avant de reprendre le train pour Tokyo. Le bain chaud repose les muscles, c’est agréable. Il est de temps de rentrer. Retour à l’appartement, 19h. Un repos bien mérité.

Le lendemain, je ne suis pas trop courbaturé. J’arrive à marcher. Il y a les escaliers qui sont durs à monter ou à descendre. Je dirais par rapport à un trail saintélyon, c’est rien.

En conclusion : Superbe ! Magique ! Et à refaire ! C’est une très bonne expérience. J’aimerais retourner et faire le refuge. Ça permet de s’habituer au 3000m et peut-être mieux profiter encore du spectacle. Le faire en mode trail, ça peut-être aussi une très bonne expérience.

 

Plagiste !

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Ah la plage…
Je suis allé à Kamakura. Enfin plutôt je suis retourné à Kamakura. J’en ai déjà parlé ici avec une histoire de faucon qui m’a volé mes maki et je suis allé aussi à coté sur l’île d’Enoshima, très bien raconté ici par albatruc.

Cette fois, c’est pas du tout la même ambiance que j’ai vu. C’est les vacances, Il y a du soleil et il fait chaud. Les japonais disent que l’été est doux mais il fait quand même plus de 30°c et la chaleur est lourde. Heureusement, le ciel est nuageux et avec le vent marin, ça reste supportable.

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On a le droit en été à une ville balnéaire comme on peut voir sur le sud de la France. Les gens bronzent, jouent et se baignent. C’est bien sympa.

Une petite après midi pour profiter tranquillement. Je n’ai pas pris mon maillot de bain parce que je n’étais pas là pour profiter de ça à l’origine. Il y a d’autres choses qui m’attendaient.

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On oublie jamais la musique et les concerts. Sur cette même plage, il y a une scène installé qui ressemble à un hangar et tout l’été en fin d’après midi, on peut se faire un concert près de la serviette.

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Il faisait 45°c à l’intérieur. C’était dur. Tellement dur qu’une personne a fait un malaise sans gravité. Le concert était sympa. Les °c-ute étaient en vacances elles aussi. Le concert était moyennement préparé mais vu la chaleur il ne fallait pas trop en faire. Chisa avait un peu mal à la gorge et ne faisait qu’une chanson sur deux. Airi reprenant essentiellement ces lignes et en oubliant avec amusement une de temps en temps. La fin quand elle arrivent avec des pistolets à eau pour arroser le public, c’est une libération. Tout le monde espère être arrosé. Elles ont aussi fait une reprise des B’z, ultrasoul en oubliant aussi une partie des couplets. Heureusement que le public était là pour les aider.

Je vous laisse avec du °C-ute et une version « vis ma vie de fan dans un concert »

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Je suis bien arrivé.

Un peu de tension à l’aéroport de Bruxelles où je faisais mon escale entre Lyon et Tokyo. J’avais une heure pour changer d’avion, ce qui n’est pas énorme en soit mais pour pimenter le tout, on ne m’a pas fait de carte d’embarquement pour le Bruxelles-Tokyo au bureau d’enregistrement à Lyon. Ce qui veut dire qu’il me fallait trouver un bureau à Bruxelles pendant l’escale. J’ai un peu couru dans l’aéroport pour arriver finalement jusqu’à la porte d’embarquement où on m’a donné directement ma carte d’enregistrement. Plus de peur que de mal.

Je suis installé actuellement dans le quartier de Nishi Nippori très très près de la station de la Yamanote, la célèbre ligne qui fait le tour de Tokyo. Je suis même un peu trop près de la station. J’entends bien le train quand il passe…

Sinon concert !  Ouai, histoire de pas changer.

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Ciao Bella Cinquetti, c’est un groupe que j’ai découvert il y a deux ans et que je retourne à chaque fois avec plaisir. Le groupe fêtait ces 10 ans de carrière et on a eu droit à un live spécial. Une belle ambiance avec des fans toujours aussi chaleureux, des surprises avec des chansons a cappela, doubles rappels, des guests… C’est toujours bien, bien.

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je vous ai parlé de l’ascension du mont Fuji. Ça ne sera pas pour toute suite. Trop de mauvais temps en ce moment, je reporte à la semaine prochaine ou peut-être la semaine encore après si le temps n’est pas meilleur. C’est pas trop le souci, il y a des plans B, pleins !

Pour finir, j’ai en fait créer un compte twitter pour ce blog. https://twitter.com/AirVoyageur
Je sais aussi qu’on m’a demandé de faire du periscope. j’ai crée un compte @airvoyageur.

Je vous laisse avec les Ciao Bella Cinquetti

Et un peu de légèreté.

 

 

 

On s’en repaye une tranche ?

J’avais dit la dernière fois que j’aimerais bien retourner au Japon cet été pour deux raisons. Il y a d’abord ce mont Fuji que j’ai approché et que j’aimerais faire l’ascension et ce concert de Buono prévu fin août.

On ajoute à ça 15 jours de fermeture client début août qui m’oblige à prendre des vacances.

Il ne fallait pas beaucoup de raison pour me décider.

Fin mai, j’ai pris un billet d’avion et poser des congés pour tout le mois d’août. 

Fin juin, je commence à faire programme avec concerts, festival, lieu à découvrir…

Début juillet, je me décide finalement à prendre un pied à terre à Tokyo pour le voyage et faire du JR pass.

Demain 31 juillet, c’est le départ et il est temps de reactiver ce blog.

Il y aura des mises à jour assez vite. La semaine prochaine on commence direct avec une grosse étape de montagne avec ascension Mont Fuji.

À bientôt!

 

Bonne année

Je vous souhaite d’abord une bonne année à tous. J’espère que vous en avez bien profité.

Pour ma part, le réveillon, c’était dur, très dur dans le bon sens du terme. Il a d’abord commencé l’après midi en enchaînant deux gros concerts pour finir à plus de 2h du matin. Puis bar, resto, bar, karaoke pour finir dans la matinée avant de se coucher vers 11h du matin. C’était bien rempli.

Je vais revenir un peu sur les concerts de ce 31. Le premier concert est le Hello Project Countdown réunissant tous les groupes qui ont chanté essentiellement leurs singles de l’année.

1711_ext_08_0_LJ’avais une bonne place et j’étais qu’avec des fans des Morning Musume venu pour le dernier concert de Riho qui tirait ce jour-là sa révérence. Du coup, ils étaient pas très motivés par les autres groupes contrairement à moi. Certains étaient même assis avec leur téléphone et ne regardaient même pas la scène. C’était cool je voyais bien. C’était le bon choix. J’ai découvert les nouveaux groupes qui sont Tsubaki Factory et les Kobushi Factory. Elles sont déjà au niveau. Ca donne envie de les voir en concert. Angerumu et Juice=Juice sont toujours au top et les Country Girls étaient pour la première fois sur scène avec leurs nouvelles membres.

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Pour le final avec les Morning Musume, Il y a eu une cérémonie  pour le départ de Riho avec discours de Maimi, discours de Fukuchan et son discours de remerciements. C’était simple, pas trop long. C’était parfait. Elle en faisait  pas trop. C’était bien.

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Le concert fini vers 21h30, Le temps de se trouver pour un resto pour manger et c’est reparti pour un deuxième concert à 23h.

Ce concert est aussi Hello Project Countdown mais il est plus festif. Quelques anciennes membres reviennent, on reforme des anciennes unit, on rechante des vieux morceaux. Ça transpire,  Ça s’éclate !

C’était un plaisir d’abord de retrouver Aika, Aichan et Gakisan.

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4 ans après, on les retrouve ensemble et ça ne bouge pas d’un pouce. Elles ont repris des morceaux comme Nanchatte Renai, How do you like Japan ou Resonant blue. J’étais placé un peu plus derrière pour ce deuxième concert et j’ai kiffé ma race. Tout le monde était au taquet. La température est monté 10°, le tee shirt était trempé, je ne tenais plus en place.

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Les actuelles Morning qui les accompagnaient, étaient elles aussi épuisés à la fin. On sent qu’elles ont pas l’habitude de voir ça.

Puis, pas le temps de se remettre de ces événements, il y a un autre groupe très attendu, c’est… Buono !

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Et la pareil, j’ai pris ma dolorean et j’ai replongé dans mon premier concert au japon en 2010. Juste énorme. Kiss Kiss Kiss ou Renai Rider, j’étais sur un nuage. Et l’annonce de leur retour au Nippon Budokan le 25 août 2016 me donne bien envie de revenir ici pour les voir.

Après ces grands moments, je me retrouve avec des fans vers 2h du matin dans un resto pour déguster un bon nabe devant des bières et du sake pour parler / communiquer / langage des signes / traducteur / dessin / vidéos. Puis vers 4h / 5h on change de bar avant de se retrouver dans un karaoke, pas pour chanter mais juste pour picoler et parler. Un fan sort des mignonnettes d’alcool d’Okinawa qu’il a ramené après un concert des Juice=Juice là bas. C’était pas très bon et fort. Il a fallu qu’un fan en abuse tombe et finisse la soirée aux toilettes. Ces potes attendent qu’il décuve pour rentrer. Moi je les laisse vers 10h du matin pour me coucher.

J’ai soulevé une montagne !

Depuis le début de mes voyages au Japon, j’ai eu beaucoup de rendez-vous manqué avec toi.
Il y a eu d’abord Hakone. Je pensais te voir mais la pluie et le brouillard à gâcher notre première rencontre.
J’ai cru que je pouvais t’apercevoir dans le shinkansen en allant dans le sud mais pareil, tu planais dans les nuages ou tu te cachais dans la nuit.
L’année dernière je pensais te voir depuis les montagnes qui t’entourent mais encore une fois, tu cachais. J’étais peut-être trop loin pour te voir.
Pour ce sixième voyage, je pensais bien changer la donne et cette fois bien préparer notre rencontre. Choisir le bon jour où tu serais de bonne humeur, souriant et contemplatif. Aller chez toi dans ton fief et t’approcher le plus près possible.
Aujourd’hui ce grand jour est arrivé. Cette rencontre a été exceptionnelle. J’ai été impressionné par ta sagesse et ton imposante stature. Je ne pense pas que je t’ai fait le même effet mais c’est pas bien grave. J’ai également pris un bains dans tes eaux chaudes, c’était bon, c’était reposant. À part ta timidité, j’ai du mal à te trouver des défauts.
J’espère un jour que tu me prennes dans tes bras et que je puisse monter sur tes épaules pour admirer le soleil se lever. Mais il faudra que je revienne car tu te laisses approcher que quand tu as vraiment chaud. Merci en tout cas.

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En dehors de cette rencontre, j’ai fait une belle course dans la forêt aux alentours.

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C’est un spectacle assez spécial car c’est pas vraiment montagneux, c’est presque plat.  J’étais sur un plateau et j’avais toujours l’impression d’être observé par cette montagne posée au milieu. image

Il y a quelque chose de spécial quand on passe dans les villages aux alentours. J’avais l’impression que c’était un mirage ou que cette montagne était tombée du ciel.

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Joyeux Noël !

Joyeux Noël !

J’espère que vous allez bien que vous avez bien mangé et bu en famille. Pour ma part, rien de tout ça mais ça va je ne m’ennuie pas.

Cette semaine, je suis allé à Kanazawa pour deux jours. Je devais voir furtivement Shuka (ma prof de japonais à Lyon) et son copain ou plutôt futur mari Gaël car ils étaient en plein préparatif pour le baptême de leur nouveau né et la préparation du mariage. Mais finalement j’ai passé deux journées avec eux et la famille de Gaël présent pour leur mariage.

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Ils m’ont embarqué en voiture dès mon arrivée direction Himi. On a fait un bon resto de poisson. J’ai pu goûter du ブリ( Buri, poisson local  nommé sériole en francais) et on a fait un onsen. Magique de retrouver tout ça. Himi est ville portuaire situé à l’est de Tokyo coté mer du Japon. ça ressemble au cote normande. De plus, Il pleuvait ça me confortait bien dans l’idée. Je me suis rappelé après que Himi, j’en avais déjà entendu parlé par Alba qui a vécu là bas et en a fait une bonne description ici.

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Le lendemain, c’était visite du château de Kanazawa et son magnifique jardin Kenroku-en.

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Un peu invité à la dernière minute, j’ai pu assisté au baptême de leur petite Imalie et un repas avec la famille le soir avant de rentrer le soir sur Tokyo. C’était très sympa.

Sinon pour le 24 au soir. j’ai passé mon réveillon en assistant à un live de Ciao Bella Cinquetti (anciennement The Possible que j’ai été voir l’année dernière) au H!P Shop. A l’origine, je pensais que c’était l’occasion de voir l’ami Fuku devant un petit live. Mais surprise, avec le live on avait le droit de se prendre en photo avec une des membres. J’ai choisi la mère noël Robin. C’était assez drôle de choisir sa pause et clac.

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Chanceux, j’ai eu droit à deux photos en fait. Pour ceux qui se demande, oui, je la ramène en France.

Vol domestique

Pour venir au Japon, j’ai encore essayé une nouvelle compagnie : KLM. (Je crois que je vais les faire  toutes à force).
C’est un voyage avec 2 escales une à Amsterdam et une à Fukuoka dans le sud du Japon. La première escale se passe sans souci. L’aéroport d’Amsterdam est bien organisé et le transfert se passe sans problème. La deuxième partie Fukuoka – Tokyo est un peu plus technique. Je dois reprendre un vol interne avec une des compagnies nationales ANA. À l’origine, je voulais m’arrêter à Fukuoka et pas prendre cette correspondance. Commencer mon voyage là bas et remonter vers Tokyo en train. Mais le site où j’ai acheté mon billet lastminute.com ne savait pas me dire si je récuperais ma valise à  Fukuoka en me menaçant que si je fais pas l’aller jusqu’à Tokyo, je perds mon retour. Du coup, j’abandonné cette idée.
La vérité qu’on m’a pas dit est que je dois bien récupéré ma valise, mais aussi passer l’enregistrement sur le territoire japonais et passer la douane avec ma valise. De plus, je dois changer d’aéroport en prenant un bus de transfert. J’avais une heure et demi d’escale qui peut paraître large comme ça mais du coup c’était trop juste. Je suis arrivé à l’enregistrement de ANA 10 minutes avant le départ de l’avion. Heureusement l’avion avait 20 minutes de retard, assez pour rejoindre l’embarquement mais trop tard pour enregistrer ma grosse valise en soute. Me voilà obliger de passer les contrôles avec ce gros bagage sans savoir comment ça va se passer.
Les contrôles sont déjà plus cool que chez nous. Le staff est moins tendu. Quand ils m’ont vu arriver, j’ai été pris en charge par une charmante hôtesse qui été voir si elle peut emmener directement ma valise en soute. En attendant, j’ai passé le scan tapis avec ma grosse valise. On me pose la question habituelle, est-ce qu’il y du liquide ou des spray dedans ? Je réponds honnêtement oui, j’ai des bouteilles de vin et de la mousse rasé. Ah ? Je les sens gêner… Bon, il regarde l’heure c’est Ok. La jolie hôtesse revient et prend ma valise rapidement pour l’emmener en soute. Elle me pose une dernière question, est ce qu’il y a des choses qui cassent ? Je lui dis oui, des bouteilles. Ah ? Je la sens gêner. Je réponds non mais c’est bon, elles sont bien emballées. Elle cours ensuite maladroitement avec ma valise vers l’avion. Elle était touchante. Après ça,  vol normal sans souci pour arriver à destination. Le retour se fait depuis Tokyo avec une seule escale à Amsterdam. Ça sera plus simple.

L’histoire se repète

C’est l’histoire d’un mec qui est au Japon. Vous la connaissez ? On vous l’a déjà faîte ?

Désolé mais c’est reparti pour un nouveau voyage qui a commencé hier jusqu’au 11 janvier de l’année prochaine.

Je suis arrivé hier pour installer le camp de base à Nippori.

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J’ai enchaîné direct par une soirée avec Sosuke à Shibuya. 2 ans qu’on ne s’est pas vu, il fallait bien faire des bars, manger des yakitori, un ramen et finir la nuit  au Karaoké jusqu’à 5h avec les idées pas claires du tout.

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Je me réveille à 15h. Mal de gorge, bouche pâteuse, les yeux dans le brouillard, la tête dans le pâté. Je ne sais pas si je suis malade ou dans le jetlag ou les deux.

Le voyage commence bien.

La SaintExpress, la course des lumières

Je suis rentré maintenant depuis presque une semaine. Le décalage horaire est maintenant à peu près maintenant derrière moi. J’ai repris également le travail. Avant de reprendre le récit de mon périple au Japon comme promis. Je voudrais vous parler de la SaintéLyon auquel j’ai participé ce week-end. Cette course comporte plusieurs épreuves. La grande SaintéLyon qui propose de faire Saint-Étienne – Lyon avec 72km et  d’autres courses plus courtes comme la SaintExpress qui me concerne directement qui propose de faire Sainte-Catherine – Lyon avec 44 km.

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Après la course de la nuit des Caborne au mois de septembre avec ses 25km et 1000m de dénivelé qui s’est passé sans problème et un semi-marathon au mois d’octobre où j’ai atteint largement mes objectifs, je me voyais bien me fixer un nouveau défi. Jamais trop pressé, je voyais bien faire ça l’année prochaine. Mais il y a des choses des fois qui vous font changé d’avis. L’ami Matthieu qui a fait des courses bien plus difficile que moi, me lança ce défi de faire la Saintexpress. Au départ, je disais c’est intéressant mais je verrais ça plutôt l’année prochaine, c’est peut-être un peu tôt. Mais après avoir fait quelques longues sorties d’entrainement avec Matthieu où on arrivait à se suivre, l’idée a mûri. Matthieu me motive. Je me disais en fait que c’était peut-être possible. Il restait à voir si je pouvais garder un bon foncier pendant mon séjour au Japon. Je ne sais pas mais finalement je m’inscris.

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Les conditions météo étaient plutôt bonnes pour un début décembre. On a un petit vent glaciale, des températures proches de zéro mais pas de neige ou de pluie. Les chemins étaient gras. On pataugeais dans la gadoue parfois. Le froid n’a pas été trop un problème à part quand on quitte une zone de ravitaillement au chaud. La gadoue un peu plus mais l’alternance de route et de chemin permet d’oublier ces difficultés.

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Avant le départ de la course, c’est un rendez-vous qui m’attend au parc de Gerland avec Matthieu pour prendre le bus pour Sainte-Catherine vers 21h. L’attente commence. Je tente de fermer les yeux et de me reposer un peu. A Sainte-Catherine, il y a un grand chapiteau qui nous permet de patienter avant le départ à 23h. On s’installe une dizaine de minute avant. Le compte à rebours et c’est parti. On part sur un rythme de croisière qui me plait bien. Matthieu relance bien dans les faux plats après les cotes et moi je suis un peu plus kamikaze dans les descentes. C’est complémentaire. Je me tords la cheville gauche avant d’arriver au premier ravitaillement à 11 km. Ça fait un peu mal mais c’est pas bien grave. Après quelques kilomètres, elle se tord de nouveau. Ça s’aggrave. Je fait beaucoup plus attention dans les chemins. Finalement la douleur sera oublié après le second ravitaillement à 22 km. Pour l’instant tout va bien. Les jambes sont biens. On garde le même rythme. Après le troisième ravitaillement à 33km, on arrive sur des parties plus urbaines avec moins de passage boueux et plus de bitume. C’est roulant. Matthieu essaye d’éviter les crampes et moi je suis plutôt bien avant que des problèmes gastriques viennent me gêner. Le ballonnement de la course me contracte le ventre. Je résiste. Les dernières montées vers le cinquième kilomètre sont dures mais d’arriver sur Lyon et de voir le pont Raymond Barre me motive. On arrive finalement main dans la main après 5h43 de course avec un grand sourire et un bonheur partagé.

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Il reste un bon souvenir, une belle organisation et une belle expérience qui en appelle d’autres maintenant.