New York, New York

Je viens de quitter New York ce matin après 6 jours passés là-bas. Je suis resté aussi longtemps pour voir et revoir les AKB48. Je crois ça va rester le plus grand moment de New York. Étrangement, rien ne m’a marqué autant que ça. Ni la statue de la liberté, ni  le metropolitan museum, ni Manhattan avec Broadway et la 5ème avenue, ni le World Center (enfin ce qu’il en reste). Je m’étends pas plus là dessus.

Enfin bon, dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment à New York, j’ai rencontré beaucoup de monde dans l’auberge de jeunesse où j’étais. J’ai partagé des bons moments avec des japonais, des brésiliens et quelques français. Je pars avec des souvenirs pleins la tête.

Bon, je vais quand-même vous montrer quelques photos:

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Comme vous voyez les américaines sont vraiment sexy.

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Il y a des magazines très intéressants…

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Obama n’est pas forcément aussi populaire que ça à Harlem…

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Je crois qu’on a compris: New York, c’est aux États-Unis. Enfin bon, je dis ça, je dis rien.

Je fais un peu dans la caricature. Mais j’ai quand même rencontré des américains très sympa et ouvert d’esprit qui ne sont pas forcément d’accord avec tout ça.

Bon me voilà, maintenant à Atlantic City. Pour ceux qui connaissent pas, c’est une ville situé entre New York et Washington DC au bord de la mer. Cette ville c’est l’équivalent de Las Vegas sur la côte est. Je suis allé ici car ça me permettait de faire une étape entre les deux grosses villes et de trouver un hôtel pas très chère et confortable pour me reposer. Je suis dans un hôtel où j’ai payé 65$  (44 euros) en plein centre ville.

voici, quelques photos que j’ai pu prendre en arrivant:

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Ce soir, j’ai organisé une lessive dans la salle de bain puis je fais sécher mon linge comme je peux. Je repasserai demain matin pour finir de le sécher. Je fais avec les moyens du bord. :p

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Bon, je repars demain, je vais visiter le bord de mer et ensuite direction Washington DC. Je ne sais toujours pas où je vais dormir et ce que je vais faire. J’ai adopté ce nouveau proverbe : « demain, c’est loin »

Je vous laisse. Je vais retourner dans mes rêves et retrouver le paradis des idoles.

Welcome to USA

Je reviens vers vous pour vous raconter mes aventures depuis que j’ai quitté le Canada.
Comme prévu, je suis parti de Montréal vendredi dernier direction Boston. J’ai décollé vers 8h arrivée prévue vers 14h.
La première étape de ce voyage était de passer la frontière américaine. On m’avait prévenu que ça durait environ une demie heure mais je pensais pas que c’était aussi stressant.
Tout commence par un énorme poste frontière où il y a marqué « Welcome to United States of America » avec des panneaux de signalisations un peu partout. Je ralenti calmement. Je me demande où je vais arriver. Il avait des grillages sur les cotés sur environ 500m. J’étais un peu perdu. Surtout qu’il était 9h du matin et il n’y avait pas de voitures autour de moi. J’arrive enfin devant un premier poste qui ressemble à un péage d’autoroute. Je rencontre un officier au poste qui me demande classiquement mon passeport. Il commence à regarder ma voiture. Il me pose quelques questions sur la provenance. Je lui raconte que je l’ai acheté au Canada à un particulier il y a quelques jours. Il commence à me regarder avec un air suspicieux en étant étonné que j’ai pu faire ça en seulement une semaine. Je lui donne les papiers de la voiture. Je lui explique toute l’histoire. Après, il inspecte mon coffre et me dit de me garer un peu plus loin dans un box où deux autres officiers m’attendent. Il me demande de me donner les clés de la voiture et de prendre mon argent et mes papiers. L’un des officiers me conduit dans un poste frontière pas très loin du box. Il m’installe dans un bureau où trois autres officiers sont là. L’interrogatoire recommence. Je leur explique mon histoire. Ils me fouillent, Ils fouillent ma sacoche, ils dépiautent mon portefeuille en inspectant chaque papier, ils comptent mon argent. Ils me demandent ce que je vais faire aux Etats Unis, pourquoi je veux y aller, combien de temps je veux rester, à quel endroit je vais dormir. Ils voulaient tout savoir. Puis, d’autres officiers arrivent. Comme il y avait personne dans le poste, forcément, ils s’occupaient avec moi. Ils me reposent les mêmes questions où je réponds avec un ton un plus agacé. Ils me font attendre encore 20 minutes. Finalement, ils reviennent en me disant c’est bon. Ils me conduisent cette fois ci au tamponnage du passeport. Ils me demandent de remplir un questionnaire qui contient les classiques questions (Êtes vous un terroriste? Êtes vous déjà venu au Etats-Unis?…). Ils me font payer 6 $ (4 €) pour tout ça. Puis, je suis retourné à ma voiture, J’ai vu qu’ il avait été fouillé partout. Mon sac à dos qui était sur le siège passager s’est retrouvé dans le coffre. Finalement, ça a duré une heure toute cette procédure. J’ai eu pas mal de stress même si le ton était toujours cordial. J’étais vraiment content d’être sorti de tout ça et enfin d’être rentré aux états-unis.
Suite à ça, j’ai foncé direction le sud puis j’ai rejoins la bonne route pour aller à Boston en faisant des détours dans la campagne américaine.

C’était vraiment étrange, dans certaines villes, j’avais l’impression d’arriver dans une secte. J’exagère un peu mais j’étais vraiment impressionné par la prolifération de ce drapeau, vous savez les espèces de bande blanche et rouge avec les étoiles sur le coté. Dans certaines villes, ils y en avaient partout: sur chaque maison, sur les bâtiments officiels et aussi sur les fils électriques. Désolé, j’ai pas pensé à prendre des photos pour vous montrer ça. Ça m’inspirait pas confiance. Je sais pas peut-être que j’ai pensé à ce nationalisme exacerbé qui engendre de l’intolérance ou le patriotisme qui pousse à la connerie. Le premier contact n’était pas facile. Je me suis arrêté à une station pour acheter une carte routière et je sentais que j’étais pas forcément le bienvenue par ici.
Avec ces péripéties, je suis arrivé tard à Boston vers 17h. La deuxième étape était de trouvé un coin en banlieue de Boston pour garer ma voiture. J’avais pris l’adresse d’un parking qui me semblait un bon endroit. Résultat des courses, je me suis complètement perdu et je n’ai jamais trouvé ce parking. Finalement, je me suis plutôt chercher un hôtel pour dormir et j’ai remis cette mission à demain.
J’ai trouvé un magnifique hôtel avec une chambre à 154 $ ( 104€) petit déjeuner inclus avec un lit king size (à l’américaine). Le lendemain, je suis reparti en mission avec beaucoup plus de succès. J’ai trouvé un parking d’une station de métro à 20mn du centre de Boston à 5$ (3.4€) par jour. Le problème est que la station était en travaux et donc j’ai pris un bus pour rejoindre la prochaine station. En me trompant une fois de bus et le temps de trouver le bon arrêt, j’ai mis une 1h30 pour rejoindre Boston. Ensuite, Il fallait que je trouve une auberge de jeunesse. Il m’a fallu encore une heure car la première était complète et la deuxième était un peu à l’extérieur de Boston. J’ai pu commencé à visiter Boston vers 15h de l’après-midi.
J’ai visité le centre ville et les principaux monuments de la ville. C’était très chouette. Une belle ville où il y a une bonne ambiance et on s’amuse bien. Rien à voir avec cette campagne américaine que j’ai pu apercevoir.

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Concert dans un parc en centre ville de Boston

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Le dimanche soir, j’ai rejoins la première auberge de jeunesse que j’avais visité qui était beaucoup plus au centre. les auberges coutaient 35$ (23,7€) la nuit. C’était beaucoup plus dans mes moyens. Le premier hôtel, je ne pouvais pas me permettre de rester et surtout il était assez loin de Boston.
Lundi, ma prochaine étape était Cape Cod avant de rejoindre New York. Pourquoi Cape Cod? Des gens m’ont parlé de cette presqu’île entre Boston et New York avec ses magnifiques paysages et ses plages. J’ai une nouvelle fois galéré. Pour accéder à Cape Cod, il faut traversé un pont qui était en travaux et donc j’ai eu une heure de bouchon aller et retour. Pour un résultat assez médiocre:

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J’ai pas pu rejoindre New York finalement, je me suis mis à chercher un motel dans la région en tombant sur New Bredford et je suis tombé encore sur un belle hôtel. Le Maitre d’hôtel m’a donné pour 150$ (102€) la suite lune de miel avec son jacuzzi. J’étais le roi. Je me suis regardé un film dans un bain de bulle. C’était marrant.

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Après, je suis arrivé hier sur New York. Je me suis garé dans le New Jersey vers une gare pour 4$ par jour. J’ai pris le bus (la ligne était en travaux) pour rejoindre l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci, je l’ai réservé avant. L’auberge est situé près de Harlem, Le prix du lit est le même qu’à Boston. J’ai donc visité le quartier, Lundi soir. Ce que je peux dire, c’est que le quartier ressemble aux films que l’on peut voir à la télé. La population est à 99% Noirs. Les gens trainent dans les rues avec des skates, des ballons de basket et des postes radio. J’avais l’impression de voyager dans mon enfance et de revoir des séries américaines ou des vieux films. J’ai même vu une arrestation en direct par des flics en civil avec la pose des menottes et tout le reste. Enfin bon, c’est clair que par rapport à Boston, ici, je me sens impressionné mais surtout moins rassuré.

Ce mercredi, J’ai été voir la statue de la liberté et le sud de manhattan. J’ai fait le bon de touriste de base qui suit comme un mouton. J’aime pas vraiment ça mais bon, ici, c’est une obligation si tu veux voir quelques choses.
Je vais continuer à visiter la ville jusqu’à vendredi. Samedi, je vais au New York Anime Festival revoir les AKB48 que j’ai vu à Paris. C’est bon ça.

Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.

La voiture, c’est toute une histoire…

Comme je l’ai expliqué précédemment, mon second objectif après être arrivé à Montréal était d’acheter une voiture pour voyager en commençant par les États Unis puis le reste du Québec.

Cette mission, je l’ai commencé en fin de semaine dernière en consultant les principaux sites Internet de vente de voitures d’occasion. Je me suis très vite rendu compte que les vendeurs étaient principalement des concessionnaires ou des garages. Il y avait peu d’annonces de particuliers.
Je me suis donc mis à visiter ces concessionnaires et leur demander ce qu’ils avaient. La première surprise est que les voitures qu’ils vendaient étaient des voitures très vieilles, sales et pas entretenues et en plus ils les vendaient chères. La deuxième surprise est que la voiture sur l’annonce n’était jamais disponible ou alors elle était déjà prise. ça sentait l’arnaque à plein nez.

En consultant les annonces, je me suis rendu compte que les personnes désirant une voiture achètent souvent des voitures assez récentes pour un cout de 5000 $ (3185 euros). Ce sont les voitures qui se vendent le plus. Moi, j’avais un budget un plus serré de l’ordre de 3000$ (1911 euros). Je n’intéressait donc pas ce genre de vendeurs.

J’ai donc continuer à chercher en me concentrant cette fois-ci sur les particuliers en espérant tomber sur une bonne occasion. Les offres étaient moins nombreuses mais malgré tout en passant beaucoup de temps, j’ai réussi à sélectionner quelques offres intéressante que j’ai montré à Olivier pour qu’il puisse me conseiller. En passant quelques coups de fil, on tombe sur la bonne affaire. On prend rendez-vous. Un couple avec trois enfants voulait se séparer de leur vieille voiture. Vendredi dernier, on va les voir pour essayer la voiture. La voiture me plait bien. Le prix est intéressant. La voiture a quelques bosses, des rayures et le pare choc avant a un trou. Pour le reste, tout est impeccable. Comme je prête pas beaucoup d’importance à la forme, je dis banco.

Voici les détails de la voiture:

Marque : Chevrolet Malibu
Année : 2002
Kilométrage : 106 000 km
Description :
– V6 3.1L
– Vitres et portes électriques
– Boite automatique
– Régulateur de vitesse
– ABS, Airbag et radio/CD
– Détecteur de pluie et de lumière
– Pneus d’hiver inclus
Prix : 2250$ ( 1433 euros)

Voici des photos de cette voiture:   44069055 44069028

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Comme vous pouvez le voir, c’est une grosse berline avec un moteur trois fois plus gros que ma 106 et avec une boite automatique. C’est sûr que ça va me changer. La consommation c’est du 10 litres au 100 mais heureusement, ici le litre d’essence est à 1$ environ (0.63 euros) et il est encore moins chère aux Etats-Unis. J’avoue mes principes écologiques en prennent un coup. Mais promis, je planterai énormément d’arbres pour compenser cette pollution que je vais générer.

Je suis allé la chercher Lundi dernier. J’avais rendez vous au SAAQ (société assurance automobile du Québec) avec la propriétaire pour faire la transaction, payer les taxes et faire le changement de plaque d’immatriculation. Comme je n’ai pas de plaque d’immatriculation, je devais en acheter une. Il faut savoir qu’au Québec, la plaque d’immatriculation est personnel et elle n’est pas attribué au véhicule comme c’est le cas maintenant en France. C’est à dire que si je change de véhicule, je garde la même plaque.
Le détail est le suivant:
– Les taxes (15% de la valeur du véhicule évaluée à 2800$) : 210$
– Les droits d’immatriculation et frais divers: 202$
J »ai donc payé : 412$ (262 euros) en plus.
Ceci se fait très rapidement. On me donne tout suite ma plaque. J’ai raccompagné l’ancienne proprietaire chez elle et j’ai fait le changement de plaque. Je suis rentré et il me manquait plus que l’assurance et j’étais prêt à partir.

Là, à mon grand étonnement, les problèmes ont commencé…
Avant de prendre la voiture, on m’avait dit que le prix de l’assurance ne devait pas varier entre une personne possédant un permis québécois et un permis français. Malheureusement, c’est le cas et d’une proportion variant du simple au double.
Donc Mardi et Mercredi dernier me voilà parti à téléphoner à tout les compagnies d’assurances pour trouver le meilleur tarif.
Je me rends à l’évidence qu’avec un permis québécois je ferais une sacré économie. Toutes les compagnies d’assurance me conseille de changer de permis.
Et c’est parti pour appeler le SAAQ pour prendre des renseignements sur cette procédure. On me donne un rendez vous pour le 15 octobre pour changer mon permis français en permis québécois pour un coût de 86$.
Après ça, le meilleur tarif que j’ai trouvé, c’est auprès de la compagnie Behair Direct Assurance. Je paye 714$ (454 euros) à l’année sans le permis québécois et 348$ (221 euros) avec. Tout ça est mensualisé. Je vais donc payé 60$ (38 euros) le premier mois puis 30$ (19 euros) dès que j’aurais mon permis québécois. Avec cette compagnie, j’ai réussi à faire valoir mon expérience en France sous réserve que je fournisse un justificatif de mon assurance française.

Me voilà donc prêt pour dévorer de l’asphalte américaine. Yeaaah.

Petite anecdote: Quand j’ai essayé la première fois cette voiture, je me trompais de pied pour freiner. N’ayant pas l’habitude d’une boite automatique, je cherchais la pédale avec mon pied gauche et j’ai pris la pédale la plus prêt donc le frein. J’ai pilé deux trois fois avant de me rendre compte de ma bêtise. Maintenant, vous inquiétez pas je me suis habitué et je peux même dire que c’est un bonheur de conduire avec une boite auto. Il n’y a plus rien à penser au niveau de la mécanique et y a plus qu’à regarder la route.
Une autre anecdote: Je me suis pris une contravention dés que j’ai récupéré la voiture. L’ancien propriétaire habite pas très loin d’où j’habite actuellement. J’ai donc ramené la voiture chez moi. J’ai eu la brillante idée de me garer devant une bouche à incendie et bing j’ai vu le soir que j’avais une jolie petite amende de 52$ (33,1 euros).
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Je commence bien vous trouvez pas?

Maintenant, je vais vous laisser, je vais finir de préparer mon voyage pour Boston. Je vais partir demain (il est 23h).
Je vais commencer mon périple par Boston où je vais rester 3 ou 4 jours selon ma motivation puis direction New-York où je vais rester un plus longtemps, je pense (5-6 jours).
Je vous dévoilerai le reste de mon programme un peu plus tard.

A bientôt!

Le marché à Montréal

Samedi dernier, le matin, je suis allé à un marché au milieu de Montréal. C’était un marché essentiellement de fruits et légumes.
C’était très intéressant. J’ai trouvé ça très jolie et très riche. J’étais impressionné par la variétés des espèces et la présentation.
Par rapport à la France, le marché ici s’attache beaucoup à rendre attrayant le produit. Chez nous, les présentoirs des marchés sont souvent des bacs où les fruits et légumes sont en vrac et on demande la quantité voulue. Ici, tout est dans des paniers ou des petits bacs stylés avec un prix fixé à l’avance et on les achète à la pièce ou au panier.

Voici quelques photos pour que vous vous rendiez compte:43913747 43913738

Une vue d’ensemble du marché.43913715 43913698

Les légumes sont déjà lavés et présentés dans des petits paniers.

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Les fruits et les légumes viennent principalement du Québec et des autres régions du Canada .

Au niveau des tarifs. J’ai trouvé ça moins chère qu’en France. Au canada, les produits non transformés ne sont pas taxés pour favoriser l’achat de fruits et légumes et ne pas pénaliser les familles les plus démunis.

Prochainement, je viendrais vous parler de voiture. Je dirais, juste une chose, attention les yeux! 😀

La mouffette

J’ai découvert ici au Canada un nouvel animal: La mouffette

En rentrant, hier, d’une soirée que j’ai faîtes avec d’autres pvtistes qui sont arrivés fraichement au Canada comme moi. Vers 4h du matin, je suis tombé nez à nez avec une mouffette en pleine rue pas très loin de l’appartement où je loge.

Je ai réussi à la prendre en photo :

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Dés qu’elle m’a vu, sa première réaction a été de se retourner et de me présenter son derrière. Je me suis donc reculé un peu et ensuite elle a voulu s’enfuir et je l’ai suivi pendant un petit moment pour la prendre en photo.
On m’a raconté ensuite que j’avais été un peu fou d’avoir fait ça car dés qu’elle se sent menacé, elle peut asperger son assaillant d’un liquide nauséabond. Elle peut projeter ce liquide verdâtre jusqu’à 6m. et si le liquide est avalé, il attaquera le système nerveux central, pouvant, le cas échéant, si sa concentration est trop forte, causer la mort. L’odeur de ce liquide est apparemment insupportable. Il faut se baigner dans du jus de tomate pour camoufler cette odeur.

Je ferais peut-être moins le malin la prochaine fois. 🙂

Le téléphone pleure (suite et fin)

Au dernier message, je vous parlais de mes déboires avec les téléphones canadiens. Je me suis enfin décidé pour prendre une carte Sim chez Fido. Au départ, je voulais prendre un abonnement chez Koodo avec un nouveau téléphone mais ils ont eu une panne informatique pendant plusieurs jours donc j’ai laissé tomber et j’ai opté pour Fido.

Mon abonnement est le suivant:
Abonnement 50min + 50 sms 15 $ (9,55 euros)
Appels entrants illimités  12 $ (7,6 euros)
Afficheur de noms + répondeur 10 $ (6,4 euros)

Ca me fait un forfait mensuel à 37$ (23,4 euros). Ca reste assez chère pour un forfait de même pas une heure. En sachant que j’ai payé 35$ (22,2 euros) pour la carte sim et encore 35 $ (22,2 euros) pour les frais de mise en service car il n’y a pas d’engagement.
Après il faut ajouter les petits astérisques. vous savez les remarques écrites en tout petit en fin de page qu’on ne lit jamais. Pour mon forfait, il y en a 3:
– Je ne peux pas utiliser mon téléphone pour appeler l’étranger pendant 3 mois puisque je suis nouvel arrivant. Ils ont peut-être peur que je manigance un attentat depuis l’étranger…Ils ont raison, on ne sait jamais.
– mon forfait n’est valable qu’à Montréal. Si je sors de la ville, je suis hors forfait à 35 c$ (22 cts) la minute.
– les prix annoncés sont hors taxes. Il faut ajouter 15% environ donc ça fait 25,2 euros le forfait mensuel.

Je vais vous envoyer mon numéro par mail. Je sais qu’avec Free, les communications sont gratuites sur les portables et les fixes canadiens. Je pense que ça doit être pareil pour les autres FAI.
Si vous voulez m’appeler. Pensez au décalage horaire. Il y a 6 heure en moins. Donc vous pouvez m’appeler entre 17h et 6h du matin.

Sur le blog, j’ai rajouté une newsletter sur la droite Vous pouvez rentrer votre adresse mail et ainsi recevoir automatiquement un mail dés que je poste un message.

Les choses sérieuses commençent…

Hier, j’ai commencé à m’occuper de mon installation du point de vue administratif:

Ouverture de compte en banque

Je suis allé à la banque national du Canada pour ouvrir un compte afin de déposer l’argent liquide que j’avais apporté et aussi avoir des facilités de moyens de payement (chèque et carte de crédit).
Là, encore, j’ai été reçu comme un prince. Je suis allé à l’accueil qui m’a toute suite gentiment dirigé. Ensuite, J’ai rencontré un conseiller financier qui était français originaire de Paris. Il est arrivé comme moi, il y a 3 ans avec le même visa que j’ai actuellement. Il a trouvé assez vite ce travail dans cette banque et il est resté. Il me racontait qu’il était très bien au Canada, qu’il allait bientôt s’acheter une maison et qu’il avait aucunement envie de rentrer en France. Il était très gentil. Il m’a expliqué clairement comment marchait les comptes en banque au Canada. J’étais vraiment surpris par l’accueil. L’ouverture a été assez vite. J’ai juste eu besoin de donner mon passeport, mon visa et une adresse (sans justificatif). Rien de plus.
C’est le jour et la nuit, quand je compare à Angleterre. Là bas, c’était l’enfer, j’ai passé des jours pour ouvrir un compte. Je devais déjà apporter un contrat de travail avec une lettre de recommandation de l’employeur où figure les horaires et le salaire, un justificatif d’adresse (lettre du propriétaire) et le passeport. Je me rappelle, j’avais fait 5 banques avant que j’arrive à ouvrir un compte car je n’étais pas à temps plein et je vivais dans une auberge de jeunesse. De plus, j’avais à faire des anglais qui parlaient un anglais « business » incompréhensible et qui ne faisait aucun effort pour essayer de se faire comprendre.
Je sais qu’en Angleterre, je n’aurais jamais croisé un étranger à un poste de conseiller dans une banque. J’avais toujours l’impression que les anglais avaient les meilleurs emplois et que les étrangers étaient relégués aux postes subalternes et les postes les moins qualifiés.
Ici, j’ai l’impression que c’est différent. Quand j’ai vu ce français travaillé dans cette banque. L’impression était que l’ascenseur social au Québec marche peut-être mieux qu’ailleurs. Et finalement, contrairement à d’autres pays, les étrangers et les nationaux sont un peu près égaux.

Le NAS (numéro d’assurance social)

Je suis allé à un bureau du service public pour chercher ce numéro pour pouvoir travailler. J’ai passé beaucoup de temps (environ deux heures) pour l’avoir. Il y avait beaucoup de monde. Le week-end de trois jours et les étrangers qui arrivent à cette époque pour étudier et travailler y sont pour quelques choses.
A part l’attente, la procédure est rapide et se déroule sans problème. Les conditions sont les mêmes qu’à la banque. Il y a juste un feuille supplémentaire à remplir.

Le téléphone portable (ici un cellulaire)

Je vous préviens tout suite, les choses se compliquent.

Avant de vous parler de ça. Je vais vous raconter une anecdote.
En arrivant samedi dernier, j’ai voulu appeler mes parents pour les prévenir que le voyage s’est bien passé et que je suis bien arrivé. Comme j’ai laissé ma carte puce de mon portable en France, j’ai voulu utiliser une cabine téléphonique.

Je vous ai fait une photo de la fameuse cabine:

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(Bon finalement, on voit pas grand chose, je voulais vous montrer les instructions)

La première chose que je fais, je suis bête et méchant, c’est de mettre mes pièces avant d’appeler. Je vois très vite que ça marche pas comme ça. Il faut composer un numéro avant.
Donc je reprends, je compose directement le numéro en ajoutant l’indicatif international (0033) et je me dis que je mettrais de l’argent par la suite. ça ne marche pas non plus comme ça.

là, Je me dis qu’il faut que je lise les instructions, et je vois trois choix possibles:
1/ appel local (504)
2/ inter urbain (1)
3/ outre mer (011)
En réfléchissant un peu, je me dis que je veux passer un appel outre mer même si je trouve la désignation un peu bizarre. Je compose donc le 011 et il me demande d’ajouter l’indicatif du pays. Je rajoute logiquement le 0033. Là, ça ne marche toujours pas. J’essaye plusieurs fois, un peu énervé et toujours rien. mon appel ne passe pas.
Sur les instructions, je vois qu’on peut faire appel à un opérateur pour se faire aider. Je l’appelle et il me dit que l’indicatif pour la France est le 33 avec le 011. Il fallait le savoir…Il aurait pu au moins le marquer quelque part.
Je réessaye et là miracle ça marche, sauf que surprise, il me demande 8,55 dollars (5,4 euros) avant de lancer l’appel! Bien-sûr, je ne pensais pas que c’était aussi chère, Je n’avais pas autant de monnaie sur moi, j’ai abandonné. J’ai emprunté finalement un portable pour appeler. Et ultime précision, il faut faire le +33 pour appeler en France et pas 0033 ou 33. encore une particularité!

Après cette fumeuse expérience, je me suis toute suite dit que le téléphone canadien et moi, on allait avoir du mal à s’entendre. ça se confirme par la suite…

Aujourd’hui, je suis donc parti à la chasse d’une carte puce compatible avec mon téléphone débloqué. J’ai été voir les différents opérateurs et Je me suis rendu compte que ça n’était pas très courant d’acheter une carte sim et d’avoir une carte prépayé. Un seul opérateur propose une carte à puce et elle coute environ 35 dollars (22,30 euros). les appels avec les cartes prépayés sont hors de prix car il faut savoir ici les appels entrants c’est à dire les appels que tu reçois sont payants que ça soit d’un appel national ou international. Il existe des forfaits appels entrants illimités mais ils sont chères pour les cartes prépayés.
Je me suis donc tourné vers un forfait classique mais je le voulais forcément sans engagement. Là, aussi, je n’avais pas beaucoup le choix. Il y a que deux opérateurs qui proposent des forfaits sans engagement.
Le premier Koodo qui me donne un portable d’une certaine valeur (50 euros minimum). La somme du téléphone est ajouté à une balance. Chaque mois 10% de la facture est déduit de cette balance. Elle est négative au début puis elle peut être positive par la suite et me servir pour changer de portable. L’inconvénient est que si je veux arrêter le forfait et que la balance est négative, je dois payer cette somme. En prenant un portable de 50 euros et en ayant une facture d’environ 35 dollars, je mettrai environ 14 mois pour arriver à une balance de 0.
Le deuxième Fido qui me vend cette carte sim de 35 euros pour mon téléphone portable et un forfait sans engagement.
Ensuite, il faut comparer les forfaits. Et là, le casse-tête commence! Les forfaits au Canada sont tout en kit. Il y a une tonne d’options possibles qui sont pour nous en France inclus systématiquement dans le forfait (Les appels entrants illimités, Le répondeur, l’affichage des numéros, les messages texte entrants illimités, messages illimités…).
Je vous épargne les détails. Pour l’instant, je n’ai pas encore choisi, les deux sont un peu près équivalents. Il faut que j’étudie ça. Je vais retourner demain et faire mon choix.
Je pense que ça revient finalement un peu comme en France en sachant qu’ici, histoire de compliquer, les forfaits sont valables que dans la zone où on habite. Par exemple, mon forfait va être valable qu’à Montréal. Si je sors de Montréal, je tombe dans le hors forfait.

Bon voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Demain, je vais acquérir ce maudit forfait et je m’attaque à la voiture en espérant que ça soit moins compliqué.

Le lundi c’est férié!

Comme lundi dernier était un jour férié au Canada (Le 7 septembre, c’est la fête du travail) et que les magasins et l’administration étaient fermés. Pour se changer les idées, Olivier m’a amicalement proposé d’aller chez ses parents pour passer l’après-midi et dîner (ici on dit souper) le soir. Ils habitent à Sorel. Comme vous pouvez le voir, c’est au Nord de Montréal à une heure environ en voiture sur les bords du Saint Laurent.

L’après midi, on a fait un tour de barque à moteur (ici, on appelle ça une chaloupe) sur le fleuve.

Voici quelques photos:

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Sur la barque avec Olivier

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Les bords du fleuve

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La vue depuis la maison des parents d’Olivier

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Le ponton de la maison. Oui vous ne rêvez pas, il faut être supporter des canadiens pour stationner là.

On ne peut pas dire que les paysages sont magnifiques et paradisiaques mais c’était dépaysant et reposant de naviguer sur un fleuve comme ça en pleine nature. Surtout qu’il a fait beau et chaud (23°C environ).

J’ai été reçu comme un prince. Et je pèse mes mots quand je dis ça. Les parents d’Olivier sont très accueillant et très drôle. On m’avait parlé de l’accueil exceptionnel des québécois avant que je parte. Je confirme maintenant sans problème. C’est vraiment des gens en or.

Je suis arrivé!

Je suis arrivé à bon port sans encombres!

Le voyage en avion s’est bien passé. Pour le prix que j’ai payé pour le billet d’avion, je ne m’attendais pas à du grand luxe. Et bien, c’était bien le cas. J’étais serré avec deux personnes corpulentes à coté de moi et la nourriture n’était pas bonne.
Ma stratégie pour ne pas subir le décalage horaire c’est à dire de me mettre à l’heure canadienne quelques jours avant de partir et essayer de dormir pendant le voyage est un demi échec. J’ai eu du mal à dormir dans l’avion avec aussi peu d’espace et je suis arrivé mort. Il est 20h du soir, ici et j’ai encore du mal à garder les yeux ouverts.

Pour l’obtention de mon visa, j’ai eu une grosse surprise. Mon visa est valable jusqu’au 1er mai 2010 et pas 05 septembre 2010 comme je l’avais prévu au départ.
Je ne sais pas trop la raison pour l’instant. Je n’ai pas eu le temps de le demander. Je m’en suis rendu compte qu’en sortant de l’aéroport. L’agent de l’immigration ne m’a pas prévenu alors que j’ai bien précisé un an sur le papier que j’ai rempli en arrivant. Je vais essayer de me renseigner mais j’imagine qu’il est trop tard pour faire machine arrière. Bon, finalement, je me dis de toute manière, ça ne change pas grand chose. Puisque si je décide de rester que 6 mois là-bas. ça va, mon visa est valide jusqu’en Mars. Sinon je demanderais à mon employeur de me faire un visa de travail et je pourrais rester plus longtemps comme convenu.

Concernant le cahier de bord, j’ai beaucoup rigolé et adoré ce que vous avez écrit. Dans l’avion, j’étais tout le temps mort de rire, mes voisins arrêtaient de me regarder bizarrement. Les principales sujets que je dois retenir apparemment : c’est d’en profiter, de m’amuser (ça, ça va, je pense y arriver) et surtout trouver une canadienne (bon, je promet rien pour ça mais je vais faire mon possible).

Aujourd’hui, mon ami Olivier et sa copine qui m’hébergent en ce moment m’ont emmené faire un tour du centre ville de Montréal. C’est très sympa. C’est une ville très cosmopolite et ça je sens que ça va me plaire. Après niveau architecture, on a un mélange de ville américaine comme on voit dans les films et de bâtiments européens qu’on retrouve en Allemagne et en Angleterre. Les Eglises me font penser aux églises anglaises. Étrangement, pour l’instant, je n’ai pas l’impression de retrouver le passage des français. C’est assez bizarre.

Pour l’instant, je n’ai pas fait de photos de Montréal. De toute façon, Je vous épargnerais les photos de touriste, je m’attacherais surtout à vous faire découvrir des petits détails qui attirent mon attention.

J’ai juste pris des photos de l’appartement où je suis actuellement:

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Sur cette photo, vous pouvez voir mon lit avec le tapis des Canadians de Montréal (équipe de hockey de la ville).  La ville ne bouge que pour leur équipe de Hockey durant l’hiver. On va voir si je vais aimer ça.

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La cuisine

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Le salon

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La salle à manger

Quand on voit ça, je pense que je ne pouvais pas être mieux accueilli. On peut dire que ça commence bien pour l’instant à part bien-sûr cette histoire de visa.

H-6 avant le départ

Bon, voilà, j’arrive vers la grande ligne droite.

A l’heure où j’écris ce message, je viens de fermer ma valise et de finir de préparer mes affaires. Il me reste seulement mon ordinateur portable à ranger et à mettre mes affaires dans la voiture. Je vais partir vers 4h du matin. Mes parents et mon oncle Gustave vont me conduire à l’aéroport pour prendre mon avion à 8h15 (heure française). Je dois arriver à 9h55 (heure canadienne). Il y a 6 heure de décalage.

Je vais maintenant vous donner mes impressions et mon sentiment avant ce départ.

Je suis anxieux.

La principale anxiété est surtout envers ma petite tête. Je sais par habitude que j’oublie toujours quelque chose. Cette idée me turlupine toujours la tête. Après avoir écrit ce message, je sais que je vais tourner en rond dans ma maison en me disant « qu’est ce que je vais oublier, qu’est ce que je vais oublier… ». Je n’ai pour l’instant jamais oublié quelque chose d’important, toujours des choses futiles mais quand-même, je n’aime pas ça. Et surtout, cette fois-ci, Je n’ai pas le droit à l’erreur. Je ne vais pas revenir avant un bon moment. Il ne s’agit pas de me dire « Au mince!!! j’ai oublié ça » et de le regretter par la suite.

J’ai de l’appréhension.
J’ai une petite boule à la gorge sur le voyage. Pas vraiment le voyage en avion mais surtout sur les contrôles douaniers. Même si, je n’ai rien à me reprocher et surtout je ne transporte rien qu’il est interdit d’amener au Canada, j’ai quand même une petite peur de passer  ça.
J’ai aussi une grosse peur sur le manque. Je vais quand-même quitter ma famille et mes amis qui m’ont montré tant d’affection avant mon départ. J’ai vraiment peur qu’il me manque assez vite et que j’ai cette envie de revenir en France. Je sais que je l’aurais un jour au l’autre, il ne faut pas se voiler la face mais je ne voudrais pas qu’elle arrive trop vite, le temps que je puisse en profiter un minimum. J’espère aussi passer outre et trouver des compensations à ce manque si c’est possible.

Je suis excité.
J’ai hâte d’être dans l’avion. J’ai hâte de lire mon carnet de bord. J’ai hâte de découvrir le Canada. J’ai hâte de rencontrer les canadiens. J’ai hâte d’acheter ma voiture. J’ai hâte de voyager à travers le pays. J’ai hâte de travailler et de m’insérer dans cette nouvelle société.
J’en ai rêvé depuis des années de faire ça. C’est le sentiment qui domine à l’heure actuelle. Aller, encore 6 heures

Pour finir, je voudrais remercier tout les gens qui m’ont encouragé à partir et aussi les gens qui m’ont demandé de rester. Je ne pensais pas que je tenais à autant de gens. J’étais agréablement surpris. Au départ quand j’ai commencé à parler de cette aventure. Je n’ai entendu que des encouragements et de l’enthousiasme sur cette idée. Puis quand ce projet à commencé à prendre forme et que finalement j’étais décidé, il y a beaucoup gens de mes amis et de ma famille qui ont manifesté leur désaccord en ne comprenant pas forcément mon choix. C’était assez dur à entendre et à la fois ça m’a fait plaisir. Dur car c’est toujours déplaisant d’entendre quelqu’un que tu aimes te contredire et te dire que tu fais une erreur. Plaisir car je vois bien que tous ces gens s’inquiètent pour moi et me veulent finalement que du bien. Mais c’est vrai que c’est une épreuve à laquelle je ne m’attendais pas.

Bon, voilà, comme on dit : Let’s go!

Je vous dit a bientôt!
Vous aurez mes premières réactions à mon arrivée et mes commentaires sur le carnet de bord.