Le travail c’est la santé

Depuis un certain temps, plus précisément novembre, comme vous le savez, je recherche du travail sur Montréal dans mon domaine, l’informatique. Je vais pas revenir sur que j’ai fait et ce que je sais faire, je sens que je vais vous perdre. Je vais plutôt m’attarder sur la méthode et les expériences pour chercher du travail au Canada dans ce domaine.

Le point de départ pour trouver du travail est les sites Internet de recherche d’emploi. La méthode pour trouver du travail est la même qu’en France. D’ailleurs certains sites sont similaires.

Je commence par Monster, le site est très populaire ici comme il l’est en France. Il est très complet. Un point très intéressant est qu’on peut récupérer son CV qu’on a fait sur le site français et l’afficher sur la version canadienne. Par contre, Il est facile de passer un temps assez conséquent dessus pour remplir les nombreuses rubriques qui le composent. Il y a également un compteur de visite. Vous pouvez connaitre le nombre d’employeurs ou de recruteurs qui ont vu votre profil. Il offre également la possibilité de recevoir quotidiennement par mail les offres d’emploi. C’est un site incontournable.

Ensuite, nous avons Joboom, également un site très populaire au Canada. Il offre les mêmes fonctionnalités que son concurrent mais il est un peu moins complet.

Un autre site workopolis, Le site est considéré comme le plus gros site d’emploi au Québec mais je n’ai jamais trouvé beaucoup d’offres d’emploi dessus.

Il existe aussi, l’équivalent de notre ANPE (ou plutôt Pôle Emploi maintenant), EmploiQuébec. Sur ce site, Un peu comme quand je cherchais du travail en France avec l’ANPE, Je n’ai jamais rien trouvé dessus dans mon domaine. Le site est mal organisé et mal foutu. Par exemple, Il n’est pas possible de consulter les offres d’emploi dans un secteur précis sur Montréal. On ne peut que les consulter qu’en sélectionnant quartier par quartier. Ça devient vite très déconcertant.

Pour finir, il existe d’autres sites http://www.thingamajob.com/ ou qui sont des sites anglophones.

Cette première méthode m’occupe une bonne partie du temps dans ma recherche d’emploi. Chaque jour, il faut éplucher les newsletters, regarder les offres valables et répondre en modifiant son CV en conséquence. Pour vous donner une idée, je réponds à 5 à 10 offres d’emploi par semaine par ce moyen là. Quand j’ai commencé au mois de novembre, j’ai passé les deux semaines, bredouille et sans aucune ou peu de réponse. Puis j’ai commencé à avoir quelques contacts téléphoniques. Ensuite est venu le mois de décembre, il est vrai que ce n’est pas forcément propice pour trouver un emploi et généralement les entreprises préfèrent repousser ça au mois de janvier.

Ensuite, il y a les cabinets de recrutements et les sociétés de service. Elles postent des offres d’emploi également sur ces sites et sont des intermédiaires.

Voici quelques cabinets canadien auxquels j’ai eu à faire:
CGI
Mediagrif
– GCosi
On peut ajouter aussi des sociétés de service françaises qui sont présentes au Canada.

Elles sont un relais entre les entreprises et l’employé. Elles font ce qu’on appelle un premier filtre. Par la suite, j’ai passé de nombreux entretiens téléphoniques et en personne avec ces sociétés avec plus ou moins de succès.

La troisième piste que j’ai trouvé, c’est au sain d’une association Objectif Québec que j’ai connu par hasard en discutant avec un gérant d’un magasin informatique près de chez moi. Chaque semaine, cette association propose de mettre en contact des personnes qui cherchent du travail ou tout simplement à s’intégrer et des personnes ayant une certaine expérience au Québec ou également quelques québécois. Je suis allé à deux de ces rendez-vous ouvert à tout le monde. J’ai rencontré des personnes très intéressantes travaillant dans le même domaine que le mien et ayant beaucoup plus d’expérience. C’était un moment de partager les doutes, les expériences plus ou moins malheureuses et d’aller de l’avant. J’ai appris beaucoup de choses comme le fait que le recrutement d’une personne ne se fait pas aussi rapidement qu’on pourrait le croire. La majorité des personnes passent 3 voir 4 mois avant de trouver un premier travail intéressant. Il est fréquent de passer par un petit travail avant de trouver quelque chose dans sa branche. Ce constat, je l’avais déjà observé en rencontrant d’autres français venus ici pour trouver un travail équivalent à ce qu’il avait en France et se contentant en attendant, d’un travail précaire et inintéressant. Je compris que peut-être la tâche allait ardue comme je le redoutais au départ en ne tombant pas dans l’optimisme ambiant : « oh, mais tu vas trouver facilement », « dans l’informatique, il y a du boulot ». Je suis allé à deux réunions courant décembre. Ils m’ont encouragé et m’ont plutôt dit d’attendre janvier.

C’est vrai qu’à partir de mi-décembre, le téléphone ne sonnait plus. Le monstre du travail était beaucoup plus concerné par les grands plats de fête plutôt que d’avaler un petit être sans défense comme moi.

Il fallait attendre et encore attendre…

Puis la reprise, ce mois janvier a été beaucoup plus propice, j’ai eu beaucoup plus de contacts et passer des entretiens. J’ai eu un contact chaud voir même très chaud. Apparemment, il cherchait une personne très vite pour finir un projet. Le recruteur m’a annoncé qu’en quelques jours, je pouvais avoir le poste. Au final, avec les différents entretiens et les réponses, deux semaines se sont écoulées, rien. Encore un bon exemple de la lenteur.

De plus, Le recruteur m’avait annoncé que cet employeur cherchait quelqu’un connaissant le monde industriel et qui ne soit pas forcément un rat de laboratoire mais plutôt quelqu’un ayant des bonnes qualités humaines. J’étais enchanté! Voilà, au moins quelqu’un qui reconnait le contexte dans lequel j’ai travaillé et surtout moi, qui sait que je ne suis pas un prodige de la technique, je me suis trouvé emballé par ses dires. Il m’avait juste prévenu sur certains aspects techniques dans lequel je n’avais pas travaillé. J’ai fait un peu de révision et me voilà prêt.

L’entretien a été un véritable interrogatoire. Il n’y a qu’une chose qui les intéressait, c’est ce que j’ai fait concrètement jusqu’à me sortir des pages de code où je devais m’exprimer dessus. Ils abordaient beaucoup d’aspects techniques que je ne connaissais pas, mais aucun mot sur les entreprises dans lequel j’étais. Je me suis exprimé comme je pouvais, je suis ressorti de cet entretien avec un sentiment mitigé et avec beaucoup de doute. Le recruteur semblait confiant et content. La réponse était négative, je l’ai eu deux jours plus tard.

J’ai passé aussi d’autres entretiens mais beaucoup plus formel et moins stressant. L’urgence se faisait moins sentir et il ne semblait pas aussi intéressant que ce poste.

Maintenant, je me pose la question de savoir si j’ai vraiment envie de continuer à chercher. Je me demande combien de temps je vais encore tenir dans cette situation. Rentrer? je ne suis pas sûr que j’en ai vraiment envie et surtout j’aurais cette impression de retourner au point de départ. Que faire? Il y a un sentiment qui me parcourt, c’est le bien des expériences que j’ai vécus dans mes nombreux voyages que j’ai fait au mois de septembre et au mois de novembre. J’ai encore envie de retrouver cette sensation. Reprendre la route et continuer mon périple. Il me reste un peu d’argent de coté. Je vais peut-être en profiter et revenir à la maison avec des souvenirs plein la tête en oubliant ce passage à vide que je subis actuellement.

Aller, je vous tiendrais au courant de tout ça et de ce que j’ai en tête.

それでは、また

 

6 réflexions au sujet de « Le travail c’est la santé »

  1. Faut qu’on arrive à s’appeler un de ces 4 loool…

    En tout cas… ne lâches pas l’affaire.. et trouves un job alimentaire le temps de pouvoir rester sur place!

    Le reste arrivera en temps et en heure voire peut etre une reconversion dans un domaine qui n’est pas le tient… ce qui peut être fort intéressant… Bref franchement faut pas revenir gars o_O

  2. C’est sûr, avec le temps, les passages à vides disparaitront, et tu garderas un souvenir merveilleux de cette période. Accroche-toi ! Et profite de chaque instant

    Courage !

  3. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire mais il ne faut pas lâcher l’affaire, et persévérer.

    Le conseil de Johan me semble judicieux d’ailleurs, d’autant que j’ai des potes qui ont vécu ce genre d’expérience au Québec et qui ont pris un taf alimentaire avant de trouver du job dans leur branche, l’info également. D’ailleurs si tu veux je te met en relation avec eux ?

  4. Merci pour cet article. Il est très intéressant. Bien d’accord avec vous sur le fait que le travail c’est aussi la santé!

    Au plaisir de vous lire à nouveau!

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