Arrivé à destination

Un voyage sans souci.

L’escale à Vienne était rapide. En 15mn, j’étais à la porte prêt à embarquer. Je crois maintenant les autrichiens quand ils disent sur leur site que leur aéroport est l’un des mieux organiser au monde. Je me serais cru au Japon tellement c’est bien indiqué. Le contrôle des passeports était fluide et super rapide. J’ai même pas marché 500m pour prendre la correspondance.

Le reste a suivi. Pas de chasse neige sur la piste et pas de missile dans les airs. Impeccable. Au niveau du placement, j’avais en plus personne à ma gauche et à ma droite dans l’avion. Pourtant l’avion était bien rempli. Sûrement l’effet gaijin avant l’heure. C’est sympa pour étendre ses jambes et poser ses affaires.

Je suis donc bien arrivé. Installé à Kanda dans un appartement que je partage pendant quelques jours.

@+!

Un nouveau voyage

Bon voilà, comme vous le sentiez depuis un moment, je repars encore au Japon. voilà tout est dit.

C’est que la…cinquième fois que je pars au Japon. Cinquième fois ? Mais oui, cinq fois, PUTAIN !! Cinq fois !!!! Après 2010, 2011, 2012, 2013, je repars cette année en 2014. Mais pourquoi encore une fois ? Je me suis posé la question. Je ne sais pas où aller. Je pourrais retourner en vacances au Portugal et voir la famille ? Je connais par cœur le pays et la dernière fois, je n’étais pas forcément enthousiasmé de retourner là-bas. Peut-être un jour avec des amis. 😉 Partir ailleurs ? Dans un autre pays ? Ouai bof. Non, ça sera le Japon. C’est tout, c’est comme ça. Ca te fait pas peur ? Un séisme ? Une éruption ? Un tsunami ? Une inondation ?  Une contamination ? Non mais c’est tout, c’est comme ça.

Avant toute chose, je voudrais encore faire un petit retour en arrière pour ceux qui arrivent en cours de route. J’ai écrit ce blog pour garder une trace et pour ne pas perdre la mémoire. J’ai relu donc mon blog en entier pour faire rafraîchissement mémoriel. Je vous en fait profiter.

Voici un petit résumé.

En 2009, un jour, j’ai décidé de partir au pays des caribous.
En septembre 2009, J’arrive à Montréal. Il y a eu des belles rencontres et des bonnes choses à manger.
La voiture de marque Chevrolet Malibu vous connaissez ? Moi j’avoue que non.
En voiture Simone, c’est parti ensuite pour les États-Unis pour 3 semaines.
D’abord Boston, puis un Jacuzzi à New Bredford.
Puis New York avec Atlantic City pour arriver à Washington.
En évitant une chute du Niagara, je visite Toronto et Ottawa, je reviens à Montréal.
Et Paf ! Un camion dans le cul et c’est l’accident avec ma belle voiture.
Zéro traqua, l’assurance est . Avec une voiture de remplacement, c’est reparti pour le nord du Québec et les baleines.
Après un tour de deux semaines, je trouve une cabane à Montréal. Un petit quartier sympa qui me rappelle mes origines.
Mais le temps passe encore et on se retrouve en février 2010, je m’ennuie. Je dis donc « Bye Montréal« , Une grand traversée du Canada pour les jeux olympiques à Vancouver pendant une semaine. J’ai envie de Japon.
Je passe 2 mois de rêves sur les 4 îles Honshu, Hokkaido, Shikoku et Kyushu. Il y a eu encore des bonnes rencontres. Je tombe amoureux.
Retour en France, installation à Lyon en mai 2010 et retour à la vie normale.
Des envies me reprennent. Voyage au Japon en avril 2011, 1 mois et demi après Fukushima pour un mariage et des concerts.
Voyage au Japon en avril 2012, où j’ai dit que c’était la dernière fois.C’était nul et tellement nul que je me suis fait attaquer par aigles.
Changement d’avis, nouveau voyage au Japon en septembre 2013, j’aime faire des rencontres et les idoles et les idoles et les idoles. J’ai fait de la course à pied aussi.
On est maintenant en 2014.

Et maintenant je repars tout le mois de novembre, exactement du 1er novembre au 1er décembre. Que vais-je faire ?

Je voudrais repartir un peu à l’aventure, rencontrer des gens et être surpris. J’ai des choses dans les cartons mais comme d’habitude, je dévoilerai ça en cours de route, j’ai rien de vraiment concret. Comme pour mon premier voyage, je vais réserver le début de mon voyage et ensuite rien, on verra l’humeur et les rencontres. Je sais que je vais courir surement dans des montagnes, je vais faire des concerts, voir des idoles (Sayu \o/) et c’est sûr sortir de Tokyo. Je vais rencontrer des gens, sortir, bien boire et bien manger. Pour le reste, je laisse l’inspiration venir. 🙂

Pour le billet d’avion, si vous vous souvenez l’année dernière j’étais parti pour du low cost avec une escale de 4 heures à l’aller et de 12 heures au retour avec Alitalia pour un prix extraordinaire de 549€. Avec une nuit dans un hôtel à coté de Milan pour le retour pour faire passer les 12 heures, ça m’a coûté environ 600€. Pas le top c’est sûr mais ça s’est bien passé mais quand même pas le top. J’ai utilisé la même méthode cette année en utilisant des comparateurs de prix comme illigo. J’ai fait ma petite analyse sur 10 jours. Tous les jours, à différentes heures de la journée je faisais des relevés de prix.  Avec toujours les mêmes exigences : partir de l’aéroport de Lyon et avec une compagnie européenne. J’ai eu moins de différences de prix cette année que l’année dernière. Le prix du billet variait de 600€ à 700€. Il faut savoir que les prix les moins chères vers 600 € sont sur des sites qui facturent des gros frais pouvant aller jusqu’à 80€ pour des frais dossier et des frais bancaire, des frais qui n’apparaissent bien-sûr qu’au payement. Au final, c’était à peu près équivalent autour de 700€.
J’ai donc pris le meilleur trajet possible. Le trajet le plus rapide et avec le minimum de temps d’escale J’ai choisi la compagnie Tyrolean Air (compagnie autrichienne) pour le voyage en passant par le site ebookers. J’ai une escale d’une heure à l’aller et une heure au retour à Vienne pour un voyage de 14h20 à aller et 15h au retour. Le billet m’a coûté 705€ avec des bons horaires. j’arrive le samedi matin à Tokyo et je repars le lundi matin.

Le risque est cette heure d’escale. J’en connais un qui doit rigoler. Je sais que l’ami Albatruc préconise au moins 2 heures d’escale pour éviter les imprévus mais je suis joueur. J’ai déjà pris cette compagnie pour mon retour en 2011 avec cette heure d’escale et j’en garde pas un mauvais souvenir.  L’aéroport de Lyon n’est pas un gros aéroport donc moins de risque de retard au départ et l’aéroport de Vienne est essentiellement un aéroport de transit, je compte sur leur organisation pour ne pas trop courir. Pour le reste, il y a Master…On verra bien.

@ bientôt 😉

Bilan semi-marathon

C’est pas nouveau pour beaucoup de monde mais je cours. Je ne sais pas pourquoi je cours. Le but ? Rester en forme ? oui peut-être. Je ne sais vraiment pas en fait. En réfléchissant, je pense que je cours pour rester seul avec moi-même. C’est une isolation dans le moi. Un truc métaphysique, une espèce d’introspection. Je comprends rien peut-être mais je cours. C’est vrai que j’aime bien la solitude qui permet de se poser des questions et de se connaitre soi-même. Le connaitre soi-même qui doit me pousser à courir et courir me permet d’être seul donc tout va bien. Bref, je sais pas.

Chaque année depuis que je suis arrivé à Lyon, je prépare le semi-marathon de Lyon qui se déroule le premier week-end d’octobre. Chaque année, je me prépare. Au début, c’était un peu comme ça mais d’année en année ma préparation s’améliore avec un plan d’entrainement de plus en plus fourni et différents outils d’entrainement :

– Smartphone Motorola Moto G avec l’application RunKeeper permet de mesurer la distance et le temps
Oreillette bluetooth Plantronics pour donner le temps et la distance et les changements de rythme durant les entrainements
– Application HeaderSet pour redirigé le son de l’application RunKeeper sur l’oreillette bluetooth

Depuis que je cours, j’utilise cette application RunKeeper. Elle répertorie toutes mes courses et fourni aussi des plans d’entrainement, j’utilise un plan « Courir le semi-marathon en moins de 2 heures ». Ce plan se déroule sur 16 semaines avec 4/5 sorties par semaine. Au début on cours 40 km par semaine pour arriver au maximum à 65~70 km par semaine. Le mec qui a fait le plan doit entraîner Ben Johnson car c’est très dur même trop dur. Chaque sortie alterne entre sortie fractionnée (une course composé de portion à un rythme rapide et de portion à un rythme lent de récupération), sortie lente (course d’environ 10km à un rythme très lent) et de sortie longue (entre 15 et 25 km à un rythme régulier).  C’est la troisième fois que j’essaye de suivre ce plan. Les fois précédentes, j’ai abandonné en cours de route, impossible à suivre. J’espère faire mieux cette fois-ci. Je pense surtout que les courses lentes doivent être suivi à la lettre et ne pas forcer pour récupérer des sorties précédentes. Chose que je n’ai pas fait les fois précédentes.

J’ai donc commencé ma préparation mi juin pour se finir là maintenant avec en point de mire le semi-marathon de Lyon. C’était une préparation avec des hauts et des bas que je n’ai pas forcément suivi à la lettre. Je m’en doutais un peu de toute manière. Il y avait 76 sessions à faire selon le plan et j’en ai fait 37 (48%). Je sais c’est pas terrible. Ça fait en moyenne 2,5 sorties par semaine. Il y a plusieurs explication à ça. D’abord, je me suis mis vraiment à la préparation en juillet après la Japan Expo. En cours de préparation, fin septembre, j’ai fait la nuit des Carbones une course de 26 km avec 1000m de dénivelé. J’ai eu du mal à récupérer et elle a bien troublé ma préparation.

Voici le détail par semaine avec le nombre de fois couru sur le nombre de fois prévu.

Juin
semaine 1 : 3 / 4
semaine 2 : 0 / 5

Juillet
semaine 3 : 1 / 5
semaine 4 : 0 / 5
semaine 5 : 3 / 4
semaine 6 : 5 / 5

Aout
semaine 7 : 4 / 5
semaine 8 : 4 / 5
semaine 9 : 3 / 5
semaine 10 : 1 / 4
semaine 11 : 3 / 5

Septembre
semaine 12 : 2 / 5
semaine 13 : 2 / 5
semaine 14 : 2 / 5
semaine 15 : 2 / 4

Octobre
semaine 16 : 2 / 5

On voit nettement que la fin juillet et le mois d’août a été studieux et le reste du temps un peu moins. C’est vrai vu comme ça. Le bilan n’est pas bon mais regardons maintenant le nombre de kilomètres.

Pour le nombre de kilomètres :

semaine 1 : 35km
semaine 2 : 0

Juillet
semaine 3 : 8km
semaine 4 : 0
semaine 5 : 34km
semaine 6 : 57km

Aout
semaine 7 : 60km
semaine 8 : 58km
semaine 9 : 39km
semaine 10 : 23km
semaine 11 : 39km

Septembre
semaine 12 : 48km
semaine 13 : 34km
semaine 14 : 23km
semaine 15 : 27km

Octobre
semaine 16 : 27km

Le bilan est bien meilleur. Même si le début est un peu chaotique, j’ai ensuite bien couru entre 25 et 65km par semaine. Car en effet, même si je sortais moins souvent que prévu, j’ai privilégié la sortie longue qui était souvent proche d’une distance de semi marathon (21 km) avec soit une séance de récupération (10km) ou un peu de fractionné.

Après vous avoir noyé dans des tas de chiffres, vous vous demandez logiquement si ça a marché ? Encore un peu de patience…

Je dois aussi vous parlez encore d’une chose sur l’entrainement. C’est le rythme de course. Vous avez vu, je vous ai parlez de rythme rapide, de rythme lent ou régulier. Sans vraiment expliquer quoi ce soit. Au début quand je courais, je ne faisais pas gaffe à la vitesse de course. Des fois, je courais vite, des fois je courais lentement, des fois j’accélérais et des fois j’étais essouffler et je trottinais. Je me rappelle d’ailleurs mon premier semi-marathon où j’ai couru comme un dingue au départ et j’ai fini presque en marchant épuisé sur les derniers kilomètres. J’avais mis 2 heures environ. Impensable pour moi aujourd’hui.
Comme je disais au début de l’article, je cours pour me connaitre moi-même et plus on court plus ce rythme de course ont apprend à le dompter, à le contrôler et à le mesurer. Bien-sûr grâce à des appareils c’est facile mais c’est pas seulement un chiffre mais un état d’esprit, une sensation qui nous parcours dans le corps durant la course, durant les kilomètres. Les entraînements servent à chercher le secret de la connaissance de son corps. Après avoir dit ça, je sens que des gens pensent que je prends de la drogue quand je cours mais non je vous jure, c’est vrai. Revenons à la réalité et à la science. Il y a un truc qui s’appelle la VMA (Vitesse maximum Aérobie). C’est la vitesse maximum où on consomme le max d’oxygène. Il y a plein de méthode de calcul mais la plus simple est de la mesurer en courant pendant 4 minutes et de mesurer la distance parcouru. Je l’ai pas fait en tant que tel mais grâce au fractionné pendant les entrainements on peut avoir une estimation de cette VMA. Je suis autour de 14km/h. Elle est utile car grâce à cette VMA, on peut estimer à quel allure on peut espérer aller au maximum durant un semi-marathon ou n’importe quelle course d’endurance. Je parle de ça pour se trouver un objectif et orienter son entrainement en conséquence. Bien-sûr mon objectif était de faire mieux l’année dernière où j’ai mis 1h51. Mais en sortant la calculette au milieu du plan d’entrainement, en lisant pas mal de trucs dessus. j’ai toute de suite vu que je pouvais espérer largement mieux. Les 1h45 était facilement abordable. La confiance et l’état d’esprit était là. Le fractionné apporte beaucoup pour mesurer l’évolution de son rythme et les courses longues permet de se tester.

Le résultat

La course a été bien. Je suis parti sur un rythme régulier de 5 mn/km et ayant de bonne jambe sur les 3 derniers km, j’ai accéléré pour atteindre 4mn30/km pour finir avec 1h43. \o/

2014-10-05 12.12.59

Voilà c’était la petite parenthèse « c’est la vie » avant de vous reparler de nouveau du Japon. 🙂