La SaintExpress, la course des lumières

Je suis rentré maintenant depuis presque une semaine. Le décalage horaire est maintenant à peu près maintenant derrière moi. J’ai repris également le travail. Avant de reprendre le récit de mon périple au Japon comme promis. Je voudrais vous parler de la SaintéLyon auquel j’ai participé ce week-end. Cette course comporte plusieurs épreuves. La grande SaintéLyon qui propose de faire Saint-Étienne – Lyon avec 72km et  d’autres courses plus courtes comme la SaintExpress qui me concerne directement qui propose de faire Sainte-Catherine – Lyon avec 44 km.

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Après la course de la nuit des Caborne au mois de septembre avec ses 25km et 1000m de dénivelé qui s’est passé sans problème et un semi-marathon au mois d’octobre où j’ai atteint largement mes objectifs, je me voyais bien me fixer un nouveau défi. Jamais trop pressé, je voyais bien faire ça l’année prochaine. Mais il y a des choses des fois qui vous font changé d’avis. L’ami Matthieu qui a fait des courses bien plus difficile que moi, me lança ce défi de faire la Saintexpress. Au départ, je disais c’est intéressant mais je verrais ça plutôt l’année prochaine, c’est peut-être un peu tôt. Mais après avoir fait quelques longues sorties d’entrainement avec Matthieu où on arrivait à se suivre, l’idée a mûri. Matthieu me motive. Je me disais en fait que c’était peut-être possible. Il restait à voir si je pouvais garder un bon foncier pendant mon séjour au Japon. Je ne sais pas mais finalement je m’inscris.

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Les conditions météo étaient plutôt bonnes pour un début décembre. On a un petit vent glaciale, des températures proches de zéro mais pas de neige ou de pluie. Les chemins étaient gras. On pataugeais dans la gadoue parfois. Le froid n’a pas été trop un problème à part quand on quitte une zone de ravitaillement au chaud. La gadoue un peu plus mais l’alternance de route et de chemin permet d’oublier ces difficultés.

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Avant le départ de la course, c’est un rendez-vous qui m’attend au parc de Gerland avec Matthieu pour prendre le bus pour Sainte-Catherine vers 21h. L’attente commence. Je tente de fermer les yeux et de me reposer un peu. A Sainte-Catherine, il y a un grand chapiteau qui nous permet de patienter avant le départ à 23h. On s’installe une dizaine de minute avant. Le compte à rebours et c’est parti. On part sur un rythme de croisière qui me plait bien. Matthieu relance bien dans les faux plats après les cotes et moi je suis un peu plus kamikaze dans les descentes. C’est complémentaire. Je me tords la cheville gauche avant d’arriver au premier ravitaillement à 11 km. Ça fait un peu mal mais c’est pas bien grave. Après quelques kilomètres, elle se tord de nouveau. Ça s’aggrave. Je fait beaucoup plus attention dans les chemins. Finalement la douleur sera oublié après le second ravitaillement à 22 km. Pour l’instant tout va bien. Les jambes sont biens. On garde le même rythme. Après le troisième ravitaillement à 33km, on arrive sur des parties plus urbaines avec moins de passage boueux et plus de bitume. C’est roulant. Matthieu essaye d’éviter les crampes et moi je suis plutôt bien avant que des problèmes gastriques viennent me gêner. Le ballonnement de la course me contracte le ventre. Je résiste. Les dernières montées vers le cinquième kilomètre sont dures mais d’arriver sur Lyon et de voir le pont Raymond Barre me motive. On arrive finalement main dans la main après 5h43 de course avec un grand sourire et un bonheur partagé.

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Il reste un bon souvenir, une belle organisation et une belle expérience qui en appelle d’autres maintenant.

Les langues asiatiques

Après un petit retour à Tokyo, je repars pour Osaka. Osaka ne parle jamais à beaucoup du monde. On me dit souvent qu’il y a rien à voir dans la ville elle-même. Il faut bouger… J’entends souvent de la déception, le château est bof…, le port moche… Et pourtant cette ville a toujours son atmosphère particulière. Les gens sont différents. Ils ont un coté méditerranéens. C’est peut-être pour ça qu’ils serrent à droite dans l’escalator alors qu’ailleurs on serre à gauche. Les gens d’Osaka ont un coté chaleureux qu’il n’y a pas à Tokyo. C’est un avis que j’ai partagé encore une fois en arrivant.  Bon ok, sinon touriste de base qui lit ces phrase, Osaka est central pour aller à Nara, Kyoto et Kobe mais sinon il y a pas grand chose à voir. Voilà c’est dit. :p

J’atterris au centre d’Osaka dans un appartement d’étudiants et de voyageurs occasionnels pour 2 jours. Le japonais qui me reçoit est Toshi qui est cool et sympa. Il vit là. Il y a un grand salon et des chambres avec lits superposés de 2 ou 4 personnes. Il y a 8 personnes en tout. C’est bien c’est propre et il y a une bonne ambiance. C’est pas Versailles. Mais comparé à Tokyo, c’est beaucoup plus accueillant. Je suis dans une chambre de 2 avec une fille que je ne verrais jamais. Elle n’est là que pour dormir. Pourtant la chambre est un haut lieu d’exposition de produit de maquillage et d’habits. Ça sent bon.

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Il y a un étudiant coréen qui vit depuis 2 ans au Japon. Il y a aussi deux étudiantes Hongkongaises en vacances pour quelques jours. Dès ma première soirée, c’est bonne ambiance. On parle du Japon, de langues, de cultures et de politiques. Les choses bizarres qu’il y a au Japon mais pas dans nos pays respectifs. Il partage le même avis sur Osaka. Les gens d’Osaka sont plus directs. Ils utilisent moins de formule de politesse qu’à Tokyo.  On parle de la situation politique à Hong Kong. C’est intéressant. On sent que la contestation est légitime et ils n’aiment clairement pas les chinois. Mais ils ont du mal à voir une solution positive tellement le poids de la Chine est immense.  Leurs conclusions qui viennent très vites est qu’ils ne veulent pas rester dans leurs pays respectifs. Le Japon est attirant mais personne ne voudrais rester vivre ici non plus. Bref des gens qui ne savent pas ce qu’ils veulent un peu comme moi.

Sinon j’ai bougé et je ne suis pas resté que dans cet appartement, vous pensez bien. D’abord j’ai passé une demi journée à Nara. Je suis déjà allé à Nara pour mon premier voyage mais cette fois-ci, je voulais aller dans l’arrière pays. Il y a une petite montagne Wakakusayama. Elle est à environ 5km de la station. Comme souvent mon timing est juste, je décide d’aller là bas en courant. En profitant de la même occasion pour aller faire un tour dans les temples.

2014-11-21 09.18.37C’était vraiment sympa. Je suis arrivé juste avant le couché du soleil.

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Un jeune couple avec un photographe professionnel était là pour prendre leurs photos de mariage.

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Nara est connu pour ces 1500 cerfs apprivoisés qui errent dans la ville. Et bien même en haut de la montagne, il y a aussi des cerfs.

Désolé, j’ai pas pu m’empêcher.

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Le lendemain, je retrouve Elsy pour une visite de Kobe. On se retrouve à Shin-Kobe pour prendre un téléphérique pour rejoindre les hauteurs de Kobe.

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C’était bien sympa. On a une belle vue de la baie d’Osaka et de Kobe et un jolie parc à visiter en descendant vers la gare.

Ensuite pour conclure une bonne visite, il faut un bon concert. On part cette fois pour Yamaguchi pour un concert des °C-ute, oui encore. Cette fois-ci, ce n’est pas l’immense salle du Budokan mais une petite salle qui peut contenir environ 300 personnes. Elles sont fortes. Elles peuvent enchaîner les grosses salles de plus de 10 000 places avec des petites salles de 300 places sans sourciller. On ne sera pas nombreux ce jour là et malgré qu’on est des numéros qui nous place loin derrière, on sera bien devant.  Elles nous verront bien. Le concert commence d’abord par des fous rires avec Maimai et Airi qui se sont trompés de chaussures. Elles échangent leurs chaussures. C’est bonne ambiance. Elles se prennent pas du tout la tête. Pour le reste le concert est une violence sans état d’âme. Des morceaux qui s’enchaînent les uns après les autres qui nous laisse sans bras et sans jambes. La petite anecdote sympa est sur le dernier MC final (traduire par la dernière bafouille). Maimi remercie bien tout le monde comme d’habitude et ensuite elle nous fixe. Elle dit que des gens viennent de loin pour les voir et nous demande directement d’où est ce qu’on vient (on est clairement les seules étrangers de la salle). Au début on comprends pas si elle nous parle directement. C’est pas du tout habituel. Je regarde autour de moi et je vois tous les japonais qui nous fixent. Un des japonais à coté me dit oui, c’est bien à toi qu’elle parle… On essaye de crier plusieurs fois « Furansu kara » ( de France). On voit Maimai qui dit à Chisa, t’as vu je te l’avais dit. Ah oui, on s’est bien fait repérer, elles ont parlé de nous…
A la fin du concert, il y a un serrage de paluche pour remercier le groupe. On est les premiers à sortir pour ne pas rater notre dernier train pour Osaka. C’est des grands sourires qui nous attend et des merci. Maimi défie la nature et nous offre une journée ensoleillé. Elle est célèbre habituellement comme étant une personne apportant la pluie.

Voilà c’est tout pour ce passage à Osaka. Je vous laisse avec Kashiniki Heaven que j’ai un peu beaucoup aimé en concert.

 A bientôt 😉

Ceux qui m’aiment prendront le train

Je passe de Nagano à Kumamoto ! J’imagine que certains ne s’imaginent pas la distance. Il y a environ 1000km de distance. C’est un peu comme si je passais de Lille à Marseille du jour au lendemain. C’est cool les pass pour le train, on peut faire un peu ce qu’on veut. Ca fait 6 heures de train, oui le délire c’est pas donné non plus. Mais les trains sont tellement confortables, ça permet de se reposer et d’écrire ce blog donc il n’y a pas à ce plaindre.

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Vous vous demandez pourquoi Kumamoto ?

Parce que…

Pardon si vous avez perdu un peu de neurone. Je vous présente Kumamon, la mascotte qui représente la préfecture de Kumamoto. Il a été désigné la meilleure mascotte du Japon. Il y a quelques années, La préfecture voulait trouver un nouveau personnage pour représenter la région et promouvoir le tourisme et elle a trouvé Kumamon. Il est devenu tellement populaire dans le tout le pays que beaucoup de préfectures essayent d’imiter mais Kumamon reste le plus célèbre. Mais c’est pas Kumamon qui m’a poussé à venir. La première raison est que je voulais aller voir les S/mileage avec un double concert à Saga (la préfecture voisine). C’était ma seule occasion de la voir. La deuxième raison est que je voulais visiter le château de Kumamoto qui fait parti des plus beaux châteaux japonais.  Par la même occasion, je voulais aussi peut-être courir dans les environs malgré une météo qui semble mauvaise.

Le double concert, j’ai fait. Il était très bon, intense. Une bonne setlist qui m’a laissé sur les mollets (les rotules c’était pas assez). La salle était une petite salle. On devait être 200 personnes. Pour le handshake final en sortant. Tout le monde sortait vite en les remerciant. J’ai essayé de prendre mon temps sur la première, Kanyon pour le lui dire que je viens de France. Les autres ayant très vite fini avec la personne devant moi m’écoute et sont toutes étonnés. Fini les « thank you » qui m’agacent. J’ai le droit au « merchi ». Pour le  deuxième concert, j’ai le droit au « bonju », « merchi » et j’ai même le droit à un « Je t’aime » d’Ayacho. C’était touchant.

Le lendemain, le concert des s/mileage était tellement bien que j’hésite à retourner les voir. Le problème est qu’il est à Miyazaki au fin fond de Kyuushu à 3 heures de train de Kumamoto. Il n’y a qu’un concert et si j’y vais, pas de visite du château. Je ne peux pas rester un jour de plus puisque le lendemain, il faut que je sois à Tokyo. J’hésite encore plus car la météo annonce de la pluie. Autant être dans le train ou dans une salle de concert dans ces moments là. Finalement la météo annonce un peu d’éclarcie, je décide de ne pas aller au concert. Soyons raisonnable. Je suis là aussi pour voir du pays. Je vais comme prévu le matin faire une visite du château de Kumamoto. Le château a été refait à 90% à cause d’un incendie suite à une guerre civile en 1877. On m’a dit que « the last samurai » avec Tom Cruise se basait sur cet épisode de l’histoire japonaise mais j’ai pas vu.

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Il y a une vue sympathique en haut.

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Le petit plus par rapport à des châteaux comme Osaka ou Nagoya ou même Himeji est le site autour du château qui est énorme. Toutes les fortifications ont été préservé et il n’y a pas de constructions modernes autour. C’est forteresse qui a été construit ici.

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Il y a la salle de réception pour les visiteurs du damyo qui reste sympa à voir malgré qu’elle soit complètement refaite.

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Après cette demi-journée de visite, je décide de partir au mont Aso pour courir un peu. La météo devrait se calmer en milieu d’après midi

Pour résumé, la carte postale vend ça.

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En prenant une vue panoramique, j’ai vu ça.

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Oui, c’était pas un grand succès. Le mont Aso est un des plus grands volcans du Japon et il est en permanence actif. Ce jour là, la météo n’était pas avec moi et en plus le volcan était en alerte niveau 2 : Impossible de l’approcher à moins d’un kilomètre. Il y a normalement un téléphérique qui permet d’accéder au cœur du cratère mais fermé ce jour là. C’était pas mon but premier car je me lançais assez tard. Mais j’espérais surtout voir les paysages autour en faisant une belle course. C’est aussi un peu raté. Malgré tout, j’ai fait des kilomètres, beaucoup de kilomètres.

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Malgré la vue en haut catastrophique, j’ai vu quand même un peu de paysage sympa qui me faisait penser à l’Auvergne.

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Après ce passage à Kyuuhu, je retourne à Tokyo. C’est reparti pour 6h de train. Des amis et un gros concert m’attend.

A bientôt !

Électronique

Kanda est une station de métro de la Yamanote. Pour ceux qui ne le savent pas, la Yamanote est la célèbre ligne de métro qui permet de faire le tour de Tokyo comme le périphérique à Paris en voiture. Sauf qu’à Tokyo, il n’y a pas vraiment de centre. Je dirais que la Yamanote permet de parcourir les centres de Tokyo.  Cette station est situé entre le centre d’affaire de Tokyo et le centre de l’électronique et de la sous culture (manga, jeux vidéos, anime…) appelé Akihabara. Elle est un pont entre deux mondes.
J’ai choisi cet endroit en utilisant Airbnb car le gérant de l’appartement se présentait comme un étudiant en informatique qui louait une chambre pas cher à partager avec des personnes. Un peu comme une auberge de jeunesse mais chez un particulier. Un bon moyen de rencontrer des gens ayant les mêmes intérêts que moi. L’endroit est sympa. C’est pas grand luxe mais vu le prix, j’en demandais pas tant.

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La chambre se situe au deuxième étage d’un petit immeuble. Elle est aménagée avec une cuisine, des toilettes et une salle de bain partagés avec une chambre situé au troisième. D’autres habitants du coin se réunissent dans une grande pièce commune situé au premier étage. Pour ceux que ça étonne, oui, il n’ y a qu’une pièce ou voir deux petites pièces par étage. C’est petit, c’est le Japon. Cette grande pièce est une salle remplie d’objets électroniques en tout genre. On dirait un labo.
Le dimanche soir en rentrant assez tard, il y avait une soirée d’organiser car le lundi était férié. En passant, on m’invite à manger une part de pizza. Je venais de manger donc je refuse poliment. Mais ils insistent car ils les ont fait eux-mêmes. En rentrant, Ils me montrent. Ils ont mis 3 blocs de pierre et une plaque en fer pour former un espèce de four en pierre. Il y a une résistance à l’intérieur et un afficheur LCD à l’extérieur tout ça pilotés avec un Raspberry. Un truc de fou ! ( les informaticiens me comprendront). Le concepteur du four était en blouse blanche. On aurait dit le doc de retour vers le futur.  Ils avaient préparé la pâte et la sauce tomate eux-même et rajouter du fromage qui ressemble à du cheddar mais qui a le goût de la vache qui rit. C’était pas mauvais. Ils m’ont laissé une pizza pour manger le lendemain au petit déjeuner.

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J’ai fait  aussi quelques ballades du coté d’Akihabara. Je voulais m’acheter un nouvelle appareil photo le fameux Sony RX100 (les photographes comprendront) mais le monsieur de chez Sony m’a dit que les appareils ne sont qu’en japonais. On dirait bien qu’ils sont pas doués chez Sony pour mettre du multi langue dans leur appareil. Dommage.

Pour le coté quartier d’affaire, je suis allé courir le mardi matin autour du château impérial.

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J’étais parti pour courir 10km mais je me suis perdu en rentrant, je suis arrivé à 12km. En courant vers Kanda, je voyais des personnes en costard cravate aller au boulot. J’étais en train de me dire que les pauvres, ils font la tête, ils vont travailler et en plus la plus part sont vieux. Moi je dis vive les vacances.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il est plus facile de courir dans le centre de Tokyo qu’à Lyon par exemple. Je prenais souvent les petites rues qui ne contiennent pas vraiment de trottoir et il n’y a pas beaucoup de circulation. Il y a quelques carrefours avec des feux assez long mais ça reste bien gérable.

Coté température, ça ressemble pour le moment au nord du Portugal l’hiver. Il fait chaud l’après midi, limite on pourrait être en tee-shirt et la nuit tombe vers 17h30 et là c’est le froid qui s’installe et il faut bien se couvrir. C’est assez étrange.

C’est tout pour l’instant. Je fonce vers le sud. J’écris ces lignes depuis le train entre Nagano et Nagoya. Mais ça, l’explication, ça sera pour plus tard. 🙂

A bientôt !

Bilan semi-marathon

C’est pas nouveau pour beaucoup de monde mais je cours. Je ne sais pas pourquoi je cours. Le but ? Rester en forme ? oui peut-être. Je ne sais vraiment pas en fait. En réfléchissant, je pense que je cours pour rester seul avec moi-même. C’est une isolation dans le moi. Un truc métaphysique, une espèce d’introspection. Je comprends rien peut-être mais je cours. C’est vrai que j’aime bien la solitude qui permet de se poser des questions et de se connaitre soi-même. Le connaitre soi-même qui doit me pousser à courir et courir me permet d’être seul donc tout va bien. Bref, je sais pas.

Chaque année depuis que je suis arrivé à Lyon, je prépare le semi-marathon de Lyon qui se déroule le premier week-end d’octobre. Chaque année, je me prépare. Au début, c’était un peu comme ça mais d’année en année ma préparation s’améliore avec un plan d’entrainement de plus en plus fourni et différents outils d’entrainement :

– Smartphone Motorola Moto G avec l’application RunKeeper permet de mesurer la distance et le temps
Oreillette bluetooth Plantronics pour donner le temps et la distance et les changements de rythme durant les entrainements
– Application HeaderSet pour redirigé le son de l’application RunKeeper sur l’oreillette bluetooth

Depuis que je cours, j’utilise cette application RunKeeper. Elle répertorie toutes mes courses et fourni aussi des plans d’entrainement, j’utilise un plan « Courir le semi-marathon en moins de 2 heures ». Ce plan se déroule sur 16 semaines avec 4/5 sorties par semaine. Au début on cours 40 km par semaine pour arriver au maximum à 65~70 km par semaine. Le mec qui a fait le plan doit entraîner Ben Johnson car c’est très dur même trop dur. Chaque sortie alterne entre sortie fractionnée (une course composé de portion à un rythme rapide et de portion à un rythme lent de récupération), sortie lente (course d’environ 10km à un rythme très lent) et de sortie longue (entre 15 et 25 km à un rythme régulier).  C’est la troisième fois que j’essaye de suivre ce plan. Les fois précédentes, j’ai abandonné en cours de route, impossible à suivre. J’espère faire mieux cette fois-ci. Je pense surtout que les courses lentes doivent être suivi à la lettre et ne pas forcer pour récupérer des sorties précédentes. Chose que je n’ai pas fait les fois précédentes.

J’ai donc commencé ma préparation mi juin pour se finir là maintenant avec en point de mire le semi-marathon de Lyon. C’était une préparation avec des hauts et des bas que je n’ai pas forcément suivi à la lettre. Je m’en doutais un peu de toute manière. Il y avait 76 sessions à faire selon le plan et j’en ai fait 37 (48%). Je sais c’est pas terrible. Ça fait en moyenne 2,5 sorties par semaine. Il y a plusieurs explication à ça. D’abord, je me suis mis vraiment à la préparation en juillet après la Japan Expo. En cours de préparation, fin septembre, j’ai fait la nuit des Carbones une course de 26 km avec 1000m de dénivelé. J’ai eu du mal à récupérer et elle a bien troublé ma préparation.

Voici le détail par semaine avec le nombre de fois couru sur le nombre de fois prévu.

Juin
semaine 1 : 3 / 4
semaine 2 : 0 / 5

Juillet
semaine 3 : 1 / 5
semaine 4 : 0 / 5
semaine 5 : 3 / 4
semaine 6 : 5 / 5

Aout
semaine 7 : 4 / 5
semaine 8 : 4 / 5
semaine 9 : 3 / 5
semaine 10 : 1 / 4
semaine 11 : 3 / 5

Septembre
semaine 12 : 2 / 5
semaine 13 : 2 / 5
semaine 14 : 2 / 5
semaine 15 : 2 / 4

Octobre
semaine 16 : 2 / 5

On voit nettement que la fin juillet et le mois d’août a été studieux et le reste du temps un peu moins. C’est vrai vu comme ça. Le bilan n’est pas bon mais regardons maintenant le nombre de kilomètres.

Pour le nombre de kilomètres :

semaine 1 : 35km
semaine 2 : 0

Juillet
semaine 3 : 8km
semaine 4 : 0
semaine 5 : 34km
semaine 6 : 57km

Aout
semaine 7 : 60km
semaine 8 : 58km
semaine 9 : 39km
semaine 10 : 23km
semaine 11 : 39km

Septembre
semaine 12 : 48km
semaine 13 : 34km
semaine 14 : 23km
semaine 15 : 27km

Octobre
semaine 16 : 27km

Le bilan est bien meilleur. Même si le début est un peu chaotique, j’ai ensuite bien couru entre 25 et 65km par semaine. Car en effet, même si je sortais moins souvent que prévu, j’ai privilégié la sortie longue qui était souvent proche d’une distance de semi marathon (21 km) avec soit une séance de récupération (10km) ou un peu de fractionné.

Après vous avoir noyé dans des tas de chiffres, vous vous demandez logiquement si ça a marché ? Encore un peu de patience…

Je dois aussi vous parlez encore d’une chose sur l’entrainement. C’est le rythme de course. Vous avez vu, je vous ai parlez de rythme rapide, de rythme lent ou régulier. Sans vraiment expliquer quoi ce soit. Au début quand je courais, je ne faisais pas gaffe à la vitesse de course. Des fois, je courais vite, des fois je courais lentement, des fois j’accélérais et des fois j’étais essouffler et je trottinais. Je me rappelle d’ailleurs mon premier semi-marathon où j’ai couru comme un dingue au départ et j’ai fini presque en marchant épuisé sur les derniers kilomètres. J’avais mis 2 heures environ. Impensable pour moi aujourd’hui.
Comme je disais au début de l’article, je cours pour me connaitre moi-même et plus on court plus ce rythme de course ont apprend à le dompter, à le contrôler et à le mesurer. Bien-sûr grâce à des appareils c’est facile mais c’est pas seulement un chiffre mais un état d’esprit, une sensation qui nous parcours dans le corps durant la course, durant les kilomètres. Les entraînements servent à chercher le secret de la connaissance de son corps. Après avoir dit ça, je sens que des gens pensent que je prends de la drogue quand je cours mais non je vous jure, c’est vrai. Revenons à la réalité et à la science. Il y a un truc qui s’appelle la VMA (Vitesse maximum Aérobie). C’est la vitesse maximum où on consomme le max d’oxygène. Il y a plein de méthode de calcul mais la plus simple est de la mesurer en courant pendant 4 minutes et de mesurer la distance parcouru. Je l’ai pas fait en tant que tel mais grâce au fractionné pendant les entrainements on peut avoir une estimation de cette VMA. Je suis autour de 14km/h. Elle est utile car grâce à cette VMA, on peut estimer à quel allure on peut espérer aller au maximum durant un semi-marathon ou n’importe quelle course d’endurance. Je parle de ça pour se trouver un objectif et orienter son entrainement en conséquence. Bien-sûr mon objectif était de faire mieux l’année dernière où j’ai mis 1h51. Mais en sortant la calculette au milieu du plan d’entrainement, en lisant pas mal de trucs dessus. j’ai toute de suite vu que je pouvais espérer largement mieux. Les 1h45 était facilement abordable. La confiance et l’état d’esprit était là. Le fractionné apporte beaucoup pour mesurer l’évolution de son rythme et les courses longues permet de se tester.

Le résultat

La course a été bien. Je suis parti sur un rythme régulier de 5 mn/km et ayant de bonne jambe sur les 3 derniers km, j’ai accéléré pour atteindre 4mn30/km pour finir avec 1h43. \o/

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Voilà c’était la petite parenthèse « c’est la vie » avant de vous reparler de nouveau du Japon. 🙂